Les professions juridiques face à l’intelligence artificielle

Alors que les notaires et les avocats manifestaient la semaine dernière contre la loi Macron à Paris, une étude britannique du cabinet Jomati Consultant annonce que d’ici quelques années, une partie du travail des avocats sera effectuée par des systèmes d’intelligence artificielle. Une menace pour les avocats et autres juristes qui se verront remplacer par des robots dans leurs tâches les plus simples.

L’ancien avocat et fondateur de l’incubateur de start-ups « Think Tank », Frédéric Pelouze, explique au site de BFMTV que « ce ne sont pas seulement les jeunes avocats qui sont menacés, mais l’ensemble de la profession. On voit apparaître aujourd’hui tout un écosystème de start-ups spécialisées dans le domaine du juridique. Celles-ci proposent des services autour des bases de données prédictives, des prévisions sur la législation ou encore du profilage de magistrats ». Mais les avocats, notaires et juristes issus de la branche traditionnelle du droit ont du mal à s’adapter à l’évolution du secteur. Tout comme les taxis, ils risquent de voir disparaître une partie de leur métier.

M. Pelouze rajoute que « les enjeux de cette transformation sont doubles. Les clients vont bénéficier d’un accès au droit plus simple. Les systèmes numériques intelligents sauront parfaitement répondre aux besoins du grand public. Les machines vont, en quelque sorte, démocratiser le droit. Ce que les avocats n’ont pas su faire ». Les professions juridiques doivent donc s’adapter et prendre le train en marche à l’heure de l’intelligence artificielle, des moteurs de recherche sémantiques et des systèmes Big Data. Mieux vaut saisir l’opportunité que de se laisser dépasser.

Crédits photo : Benh LIEU SONG