Air France : possible suppression de 3.000 postes supplémentaires

La tension continue de monter chez Air France. Son PDG Frédéric Gagey a admis à mi-juin une « accentuation de la baisse de la recette unitaire » sur les vols long-courrier et cherchait des excuses pour ce recul qui était de 7% en avril par rapport au mois précédent. En séminaire, le 25 juin pour étudier les « scénarios stratégiques », « Plan B » pourrait être plus sévère que les mesures d’économies annoncées le 15 juin dernier.

La compagnie aérienne est en train d’étudier un nouveau plan social qui pourrait surprime près de 3.000 postes chez les personnels au sol et près de 300 chez les pilotes. Cette mesure serait la quatrième en trois ans. Depuis 2012, la compagnie s’est séparée de 9.000 salariés et les suppressions de postes entrainaient également la disparition de 15 à 20 avions, dont la flotte d’Air France, et les fermetures supplémentaires des lignes.

Le blocage des négociations avec les syndicats de stewards et d’hôtesses contraint la direction à être plus sévère. « C’est la menace de la direction. Elle nous parle de plan social », confirme Flore Arrighi, présidente de l’UNAC (Union des navigants de l’aviation civile).

La France avait entamé les négociations avec les principales organisations des PNC (personnels navigants commerciaux) afin d’avoir une révision de l’accord collectif, que, les syndicats d’hôtesses et de stewards pour trois ans et qui devraient prendre fin en octobre 2016.

Mme Arrighi estime que la direction d’Air France veut imposer « des efforts importants de productivité » aux PNC. Elle veut piocher dans les jours de congrès et de repos pour que le temps de travail par an passe de 650 heures à 750 heures à partir du 1er janvier 2016.

Cependant, pour modifier l’accord collectif, il faut avoir l’aval des organisations syndicales qui ont obtenu 30% des voix aux dernières élections professionnelles.

Sauf qu’à l’heure actuelle, il n’y a que l’UNAC qui est prête à des négociations. L’Union nationale des syndicats autonomes et le Syndicat national du personnel navigant commercial s’y refusent catégoriquement.

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