Une plainte contre un maire qui ne voulait pas accueillir les migrants non chrétiens

La commune de Charvieu-Chavagneux à affirmer être prête à accueillir uniquement des réfugiés chrétiens.
La petite phrase concernant les migrants était mal digérée par certains. En effet, SOS racisme avait déclaré mercredi dernier avoir déposé une plainte contre le conseil municipal « pour incitation à la haine raciale et à la discrimination » et avait saisi la justice en référé pour demander l’annulation de la délibération du conseil municipal de Charvieu-Chavagneux. La commune avait déclaré prête à accueillir des migrants mais « à la condition expresse que ce soit une famille chrétienne », car les chrétiens « ne procèdent pas à la décapitation de leur patron ».
SOS Racisme estime que « cette délibération est discriminatoire et incite à la haine raciale et à la discrimination ». Le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone s’est dit offusqué par une telle déclaration: « après l’étoile jaune, on aurait le croissant vert ? » a-t-il déclaré sur France Bleu.

Pour justifier son choix, la commune de Charvieu-Chavagneux avait affirmé que les chrétiens ne mettent pas en danger la sécurité d’autrui ; qu’ils n’attaquent pas les trains armés de kalachnikov, qu’ils n’abattent pas des journalistes réunis au sein de leur rédaction et qu’ils ne procèdent pas à la décapitation de leur patron comme nous l’avons vu à quelques kilomètres de notre commune ».
Constitué de 8.250 habitants, Charvieu-Chavagneux est située à 15 kilomètres de Saint-Quentin-Fallavier où Yassine Salhi a décapité son patron et essayé de faire exploser une usine le 26 juin.

crédit photo: U.S. Navy