Agression à Aubervilliers : l’enseignant a tout inventé

La police française a été mobilisée toute la journée de lundi, car un enseignant d’une école maternelle d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) soutenait avoir été blessé au cutter dans sa classe par un fantomatique djihadiste invoquant l’État islamique. L’affaire s’avère fausse, et complètement inventée par l’enseignant.

Qu’est-ce qui a bien pu pousser cet instituteur à l’école maternelle Jean Perrin à Aubervilliers, a inventer cette histoire ? Il avait lui-même donné l’alerte et fourni de très (trop…) nombreux détails. L’instituteur mythomane a été admis à l’hôpital Lariboisière avec des blessures superficielles. « Un faisceau d’indices établit qu’il s’est automutilé« , précise un enquêteur. L’instituteur avait certifié que son prétendu agresseur avait lancé, au moment de prendre la fuite à pied, « C’est Daech, c’est un premier avertissement« . Évidemment, dans le contexte actuel, cette déclaration a fait monter d’un cran l’impact de cette histoire. Elle avait suscité l’intervention de la ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, qui s’était rendue sur place avec le préfet, le maire de la ville, la rectrice et l’inspecteur.

Cependant, la police n’a jamais cessé de considérer ce dossier avec la plus extrême prudence. Le professeur des écoles, âgé de 45 ans, enseignait depuis une vingtaine d’années. Il est, semble-t-il, marié à une directrice d’établissement scolaire. Il reste à  connaitre les raisons de son attitude, en attendant, il encourt une peine de six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende.

Crédit photo : Panoramas