Renault officialise le retour des Alpines en 2017

A partir de 2017, on va voir revenir sur les routes, des Alpines. Carlos Ghosn a officiellement relancé la marque, ce mardi, à Monaco. Il a présenté un prototype Alpine vision, pour donner une idée de la voiture qui sera commercialisée à partir de 2017.

Ce n’est pas la première fois que Renault veut redonner vie à Alpine. La marque travaille à sa relance depuis 2012. Trois projets ont ainsi vu le jour depuis les années 90, sans jamais passer le stade du prototype. Ce sera Dieppe, berceau historique de la marque Alpine, qui assurera la production. 285 salariés et une soixantaine d’intérimaires assemblent déjà 5 500 Clio RS par an. Depuis le mois de juin, l’usine fabrique aussi la Bluecar, la petite voiture électrique de Bolloré. Le retour de l’Alpine devrait s’accompagner de la création d’emplois. Renault prévoit d’en annoncer le nombre « d’ici quelques semaines« . La production ne dépassera pas de toute façon 4 000 exemplaires par an. Cette voiture « accélérera de zéro à 100 km/h en 4,5 secondes« , promet le PDG de Renault.

La production historique d’Alpine n’a, il est vrai, jamais dépassé les quelques centaines par an. Créé par un concessionnaire Renault, Jean Rédélé, à Dieppe, Alpine a vécu quarante ans d’histoire mouvementée. En 1960, La Berlinette A108 est dévoilée. Elle devient la voiture sportive française par excellence, relativement chère, délicate à piloter, exiguë, mais d’une légèreté et d’une agilité phénoménales. Pour devenir la Porche à la française, Jean Rédélé veut cependant une voiture plus vaste, plus cossue, moins difficile à conduire. Ce sera l’A310, qui n’aura malheureusement pas le succès de la Berlinette, malgré ses qualités indéniables. A trop grossir, l’Alpine perd ses qualités de base (compacité, légèreté, simplicité). Le déclin s’amorce et la fin arrive en 1995.

Crédit photo : Alpine planet