Le rêve américain se concrétise pour Alstom

La France, par l’intermédiaire d’Alstom va vendre ses TGV (trains à grande vitesse) aux États-Unis. C’est un contrat historique de 1,8 milliard d’euros qui a été signé. Il s’agit de 28 trains pouvant transporter jusqu’à 400 passagers, et qui ont été commandés par la compagnie ferroviaire américaine Amtrak.

Ces trains à grande vitesse de dernière génération (Avelia Liberty) vont remplacer les anciennes rames Acela, en service depuis 2000 et fabriquées par le consortium Bombardier-Alstom. Ils seront censés concurrencer l’avion sur le trajet qui relie Boston et Washington, la capitale fédérale, via New-York et Philadelphie, couvrant ainsi une distance de 730 kilomètres.

Le nouveau train pourra transporter jusqu’à 35 % de passagers de plus que son prédécesseur. Sa vitesse sera de 257 km/h, pour atteindre par la suite 300 km/h. Actuellement, il faut trois heures pour relier les villes de New-York à Washington, éloignées de 350 km environ (le TGV français met 1H55 pour les 425 km entre Paris et Lyon).

Le constructeur français compte bien profiter du regain d’intérêt, lié a la campagne présidentielle, pour le développement des infrastructures de transport. Les TGV américains  seront fabriqués à Hornell, au nord de l’État de New-York. Ils permettront la création de 400 emplois directs.

Les retombées du contrat américain, pourraient être multiples. D’une part il augmente l’activité d’Alstom, en baisse après la vente de son pôle énergie. D’autre part, il peut s’avérer une bonne vitrine pour décider d’autres États américains, tels que la Californie, qui construit depuis 2015 une ligne à grande vitesse, devant relier San Francisco à Los Angeles. Des lignes comme Dallas-Houston (Texas), Las Vegas-Palmdale (Californie) sont également sont aussi à l’étude.

Sur le plan international, c’est un vrai coup de pub en direction d’autres pays qui construisent de nouvelles lignes à grande vitesse, ou qui renouvellent leurs parcs. Le marché du train à grande vitesse représente environ 6 milliards d’euros en 2017, contre 5,2 milliards en 2014, d’après l’Union internationale des chemins de fer. Environ 60 000 kilomètres de lignes à grande vitesse supplémentaires devraient, selon l’organisation, être construites d’ici à 2030.

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