La connexion internet de Julian Assange coupée, Wikileaks accuse l’Equateur

Wikileaks a annoncé, que la connexion internet utilisée par son fondateur Julian Assange, réfugié depuis 2012 à l’ambassade d’équateur à Londres avait été coupée. Toujours selon Wikileaks, cette interruption ferait suite aux récentes publications sur la candidate démocrate à la Maison-Blanche Hillary Clinton, et serait l’œuvre d’un « État ».
« Nous pouvons confirmer que l’Equateur a coupé l’accès à internet d’Assange samedi à 17h00 GMT, peu après la publication du discours de Clinton chez Goldman Sachs », dit Wikileaks sur Twitter.
Plus concrètement, ce sont trois discours d’Hillary Clinton payés par la banque Goldman Sachs, en 2013 et 2014, qui ont été dénichés par le site fondé par Julian Assange. En les publiant, Wikileaks veut mettre en lumière les liens de la candidate avec les milieux d’affaires et les milieux bancaires de Wall Street. Il s’agit de démasquer des liens conséquents, voire étroits qui démontreraient la forte influence de ces milieux sur la candidate.
Sur les faits, l’équipe d’Hillary Clinton n’a pas nié, et n’a pas contesté l’authenticité de ces documents, subtilisés dans les courriers électroniques du président de sa campagne John Podesta, par Wikileaks. Elle s’est contentée de minimiser l’affaire, en faisant remarquer qu’il n’y avait rien d’incompatible. Le Los Angeles Times (qui soutient la candidature d’Hillary Clinton), explique que les documents divulgués par WikiLeaks n’offrent aucune révélation majeure sur la candidate ou sur ses pratiques, « Hillary Clinton telle qu’elle apparaît dans ces pages est la même que celle que vous aimez, tolérez ou détestez ».
Cependant, dans un deuxième temps, l’équipe de la candidate démocrate 2016 a pointé du doigt le gouvernement russe, qu’elle accuse d’être responsable de ces fuites, un point de vue partagé par le gouvernement américain. Il s’agit de démontrer que Wikileaks n’a pas trouvé ces documents par hasard, et qu’en les diffusant, elle aide et donc prend parti pour le candidat républicain Donald Trump.
Evidemment, ces allégations sont contestées par Wikileaks, qui nie tout lien avec cette campagne de piratage russe, et assure ne pas vouloir nuire à Hillary Clinton.

Crédit photo : Acidpolly