Pourquoi l’homme n’a pas d’os pénien comme les autres mammifères ?

Une simple constatation, nous révèle que les singes ont un os pénien et les hommes, non. Comme nous sommes censés descendre du singe, il est légitime de se demander ce qui est arrivé à cet os au cours de notre évolution. C’est la question que se sont posé des scientifiques britanniques qui ont voulu en savoir plus.
Normalement, en tant que bon mammifère qui se respecte, on devrait nous aussi avoir ce que l’on appelle un baculum ou os pénien, à l’instar des chimpanzés, les gorilles ou les ours, mais il semblerait que nous ayons perdu quelque chose en cours d’évolution.
Il faut donc remonter dans notre très vieille histoire et donc les chercheurs sont remontés 50 millions d’années en arrière. A cette période, l’os s’est allongé chez certaines espèces alors qu’il s’est raccourci chez d’autres et concernant l’homme, la nature a jugé que l’on en avait plus un besoin essentiel.
La cause de cette perte, est à chercher dans nos pratiques et notamment dans le développement de la monogamie. D’après les travaux publiés dans la revue Proceedings of the Royal Society, Kit Opie et Matilda Brindle, les auteurs, expliquent qu’il permet aux animaux de tenir plus longtemps pendant l’acte sexuel. En effet, le baculum fournit un support structurel et permet aux mâles de moins se fatiguer.
Or, ne voulant décidément pas faire comme tout le monde, il y a environ 1,9 million d’années, à l’époque des Homo erectus, ceux-ci ont privilégié des pratiques à tendances monogames plus sûres pour se reproduire, et ne nécessiteraient donc pas une relation sexuelle prolongée. On peut rappeler qu’en moyenne, n’en déplaise aux prétentieux, l’acte dure d’ailleurs en moyenne deux minutes.
De plus, une étude de chercheurs californiens, tend à démontrer que la majorité des femmes ont indiqué qu’elles préféraient que le sexe de leur mari soit plus petit que celui d’un partenaire d’un soir. Il semblerait que les femmes préféreraient le confort physique d’un pénis plus petit quand la relation paraît stable dans le temps.
La pratique de la monogamie et le développement de certaines organisations sociales, ont eux aussi une autre conséquence. Elle a réduit la compétition sexuelle qui serait restée plus dure pour d’autres espèces. Cela expliquerait, que l’os pénien soit conservé chez les espèces pour maintenir une relation plus longue, afin que la femelle soit moins tentée d’aller voir ailleurs.
Les chercheurs ont bien dit « moins tenter, d’aller voir ailleurs ».

Crédit photo : Gay Voyageur