Dicton de l’hiver : « moins de degrés, coupure d’électricité ? »

Au fur et à mesure, que nous avançons dans l’hiver, et donc que nous sommes confrontés à ce que l’on appelle « le grand froid », les messages se multiplient pour limiter la consommation électrique des particuliers et des entreprises, afin d’éviter les coupures.

Dernier en date de ces rappels de baisse de consommation, le mercredi 18 janvier. On demande par exemple de baisser d’un degré afin d’économiser l’énergie nucléaire. Il faut croire que les Français sont allés trop loin dans leur consommation, et donc utilisent trop d’appareils électriques.

Comme souvent, il faut pour comprendre la situation actuelle, remonter un peu dans le temps. Depuis les années 1970, on vante les mérites du convecteur électrique, et notamment de sa facilité d’utilisation. Il faut dire, que l’État français a fait le choix du nucléaire, le pays a fait la part belle à l’électricité pour se chauffer. L’Etat intervient directement dans ce choix par le biais de subventions publiques. 80 % des logements neufs construits dans les années 1990 ont été équipés de convecteurs.

C’est donc la fée électricité qui semble triompher. Les fabricants français d’appareils électriques, ne s’y trompent pas, ils emboîtent le pas, et accentuent le mouvement.

Mais revenons à 2016, les choses ne sont plus aussi simples. La vague de froid qui s’abat actuellement sur l’Hexagone peut rendre compliquée la gestion de l’équilibre du réseau d’électricité. En effet, avec le froid, des pics de consommation apparaissent parfois très vite, surtout entre 17 h et 19 h, quand les Français rentrent du travail.

Mais l’opérateur historique EDF comme la ministre de l’Energie, Ségolène Royal l’affirment, grâce à un réseau électrique robuste et la diversité des moyens de production à la disposition des exploitants tricolores (centrales thermiques, hydrauliques, éolien, solaire), les français passeront bien l’hiver au chaud. « Aujourd’hui, avec les très bonnes conditions météorologiques, les énergies renouvelables, l’éolien et le solaire, vont produire l’équivalent de huit réacteurs nucléaires, soit près de huit gigawatts », ajoute même la ministre.

Une solution de recours en attendant de multiplier les efforts en vue du développement de la complémentarité entre nucléaire et renouvelables sur notre réseau.

Crédit photo : Solange B