« Reporters sans frontière », s’inquiète pour la presse en France

L’ONG, Reporters sans frontières (RSF), a fait paraître un communiqué dans lequel, elle s’indigne des traitements réservés à la presse par des « responsables politiques, mais également des citoyens ». Ce communiqué ne concerne pas un quelconque pays mené par un pouvoir fort, non, il s’agit de ce qui se passe en France.
L’ONG réagi et fait le point, à la suite de nombreux signes significatifs comme celui du meeting de François Fillon durant lequel, Jean-Pierre Raffarin, a fait copieusement siffler les journalistes, qui ont été comparés à des nazis par des militants. Un autre signe est celui dont a été victime Paul Larrouturou. « Il a été malmené par le service d’ordre mandaté par le Front national en marge d’un déplacement de Marine Le Pen », selon l’ONG.
RSF, déplore également « les attaques dont les journalistes ont fait l’objet à Bobigny ». Elles ont eu lieu lors d’une manifestation contre les violences policières, samedi 11 février, puis le lendemain à Argenteuil.
A ce propos, l’ONG met en cause la responsabilité des hommes politiques dans la mise en place d’un « climat nauséabond et délétère qui est dangereux pour la liberté de la presse d’autant plus quand il est entretenu par de hauts responsables politiques », a indiqué Pauline Adès-Mével, responsable du bureau Union européenne dans un communiqué.
Pour l’association Reporters sans frontières (RSF), le ton est monté d’un cran et a pris de l’ampleur depuis que l’affaire a été révélée par le Canard enchainé, concernant l’emploi de son épouse. C’est en effet, François Fillon, et ses soutiens qui s’estiment très régulièrement victime d’un « tribunal médiatique ».
RSF a donc pris les devants pour rappeler que les journalistes doivent pouvoir exercer leur mission dans les meilleures conditions, surtout par des temps troubles ou en période électorale.
Pauline Adès-Mével, résume son inquiétude ainsi, « ils envoient ainsi le message à peine voilé que n’importe quel citoyen peut s’attaquer impunément à la presse », explique la dirigeante de Reporters sans frontières.

Crédit photo : Celisa B.M.Serra