Pour L’UFC Que Choisir, le financement participatif est un « secteur vérolé »

C’est un épineux dossier, que L’UFC Que Choisir a décidé d’ouvrir et de passer au peigne fin. C’est le résultat de trois années à éplucher l’ensemble des prêts revendiqués par dix-sept plateformes de financement participatif, qui permet à l’association de défense de consommateurs de dénoncer un « secteur vérolé » et prie les pouvoirs publics de légiférer.
UFC Que Choisir, tire le signal d’alarme pour recadrer le monde du financement participatif, qui sous des aspects sympathiques et conviviaux, cache de plus en plus des pratiques malsaines. Pour l’association et son président, c’est la survie même du principe qui dépend d’un « assainissement des pratiques ». Il ne s’agit pas de mettre en doute l’utilité de ce mode de financement, mais de mettre en place plusieurs mesures gouvernementales pour mieux protéger l’emprunteur.
C’est le manque de transparence, et même des clauses abusives dans leurs conditions d’utilisation, qui sont principalement reprochées. L’UFC, accuse entre autres, les grandes plateformes de financement participatif de surévaluer les hypothèses de gains et de minimiser les risques.
Trois ans d’analyse juridique et économique, a permis à l’association de consommateurs de démontrer, que sur l’ensemble des prêts revendiqués par les 17 plateformes examinées, le financement participatif, n’a pas une rentabilité supérieure à celle du livret A. Par contre, elles soumettent les financeurs à des risques largement supérieurs. La rentabilité est surtout largement inférieure aux promesses allant jusqu’à 7 %.
A l’heure actuelle, L’UFC se tourne vers l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), qui est le gendarme du secteur bancaire, afin que celui-ci se mette en quête de « s’assurer que les plateformes respectent leurs obligations légales d’information et de sanctionner les manquements persistants ».
Plus spécialement visées, six grandes plateformes (Lendix, Unilend, Lendopolis, Pretup, Bolden et Prexem). Elles sont également priées de purger leurs conditions générales d’utilisation des clauses abusives comme les clauses d’exonération de responsabilité financière.

Crédit photo : Jeux Vidéo