A la découverte de Sens Commun, l’association qui soutient François Fillon

C’est dans la difficulté que l’on reconnaît ses amis. A ce petit jeu, François Fillon peut compter sur le soutien sans failles d’une association, peu connue jusque-là du grand public, qui se nomme Sens commun. Celle-ci a des liens avec Les Républicains depuis la naissance du mouvement, en 2013, mais elle semble bien décidée à profiter de la période pour s’imposer un peu plus.

Cette association est la conséquence directe de la volonté du gouvernement de légaliser le mariage entre personnes de même sexe. La mobilisation contre cette loi sous l’égide de La Manif pour tous, n’ayant pas pu influer sur le cours des choses, certains membres de ce collectif décidèrent de tomber les masques, d’arrêter l’hypocrisie de l’étiquette apolitique de La Manif pour tous pour fonder le mouvement, Sens commun. Le 4 novembre 2013, l’association naissait, il s’agit alors de peser sur la ligne de l’UMP et de son représentant à l’élection présidentielle de 2017.

Néanmoins, il ne s’agit pas simplement de se cantonner au mariage entre personnes du même sexe ou l’avortement, car Sens commun s’exprime également sur le rôle de l’État ou la politique internationale. Des domaines où François Fillon et l’association partagent une position commune.

Dès sa création, des échanges financiers sont mis en place entre L’UMP et Sens Commun et entre 33 % et 50 % des cotisations des primo adhérents à Sens commun ont ainsi atterri dans les caisses de l’UMP, puis des Républicains. Le but, bien sûr pour les membres de l’association est de pouvoir influencer toujours plus, sur le programme du candidat de la droite en 2017.

Le choix, par Sens Commun,  a été fait de soutenir François Fillon. Christophe Billan, le président de l’association explique ce choix en se reportant sur « l’idée maîtresse » qui avait présidé à la création de Sens commun. Il explique, « cette idée maîtresse, c’est de peser de l’intérieur. On a donc cherché dans les candidats présidentiables celui qui était en capacité de le devenir, et qui avait à la fois des points de convergence et des points de cohérence ».

Malgré son début de campagne difficile, François Fillon restait mieux placé qu’Hervé Mariton et Jean-Frédéric Poisson, eux aussi très proches des idées conservatrices de l’association. L’ex-premier ministre en se prononçant, lui aussi pour la suppression de l’adoption plénière pour les couples homosexuels, et par différentes prises de positions proches des idées de Sens Commun, a donné des gages suffisants pour être choisi par l’association.

François Fillon, peut se féliciter d’avoir derrière lui, aux milieux de toutes ces affaires, une structure efficace, qui ne faillit pas dans son engagement et qui l’a prouvé lors du meeting du 5 mars au Trocadéro. Même si les chiffres ont été largement exagérés, le succès, pas évident au départ, de ce rassemblement est en grande partie, le fait de Sens commun.

Gageons que quel que soit le résultat de ces présidentielles, l’association présentera sa « note » aux futurs dirigeants du parti de « droite classique »

Crédit photo : cbecker-tours