Les vêtements Ivanka Trump, quand la contradiction devient une habitude familiale.

La famille Trump ne semble pas à une contradiction près. Ivanka Trump, la fille aînée du président américain est, d’un côté une femme d’affaires avisée, qui reste en partie propriétaire d’une ligne de mode qui porte son nom. De l’autre, elle s’engage pour aider les femmes à s’épanouir dans le monde de l’entreprise. Cela ne va pas toujours de pair, car la ligne de mode Ivanka Trump, est faite par des ouvriers chinois payés un dollar de l’heure.

La grande cause donc, dans laquelle Ivanka Trump se consacre, c’est ce l’on appelle, « l’empowerment des femmes ». Elle a écrit un livre sur le sujet et ne se prive pas de participer à de nombreux colloques ou discussions sur le sujet.

Cependant, côté business, le Washington Post vient de révéler que l’usine de G-III Apparel Group, le sous-traitant exclusif de la marque Ivanka Trump, était loin des considérations d’empowerment des travailleurs, et donc des femmes qui y travaillent.

L’ONG Fair Labor Association, a mené une enquête qui révèle que les travailleurs de cette usine faisaient souvent plus d’heures supplémentaires que le maximum autorisé en Chine. Ils arrivent parfois à des semaines de soixante heures et n’ont que cinq jours de congés payés par an. Le salaire est d’un dollar de l’heure, ce qui est inférieur au minimum légal dans certaines régions chinoises. Il apparaît aussi, que moins d’un tiers des ouvriers de cette usine bénéficient d’une assurance-maladie, retraite et chômage, ce qui est normalement obligatoire dans le pays. Bien sûr, les conditions de sécurité ne sont pas aux normes.

Ceci n’est pas la seule contradiction pour celle, qui a désormais un rôle officiel de conseillère de papa, puisque les usines G-III en Chine, au Bangladesh, au Vietnam et en Amérique du Sud ont expédié 110 tonnes de vêtements Ivanka. On se rappelle, que dans le même temps, Donald Trump ne cesse de bousculer les entreprises afin de les inciter à produire aux États-Unis pour se présenter comme un grand défenseur du « made in USA ».

Il est temps encore une fois, d’évoquer les fameux « faits alternatifs » pour expliquer tout cela.

Crédit photo : Michael Vardon