Après le divorce, c’est le « Home sweet homme » qui prédomine

Le divorce est une épreuve morale souvent très dure, à laquelle se rajoute invariablement son lot de procédures, qui parfois s’avèrent très longues et fastidieuses. Les séparations donnent lieu à des partages parfois très ardus au milieu desquels une étude de l’Insee a noté, que c’est majoritairement l’homme qui garde le domicile conjugal.

A la base plusieurs options sont envisageables, on peut vendre, louer l’habitation, mais ce n’est pas la généralité, car dans 75 % des cas, un an après la séparation pour divorce ou rupture de PACS d’un couple, un des conjoints reste dans le domicile. Ce conjoint qui reste, c’est dans 43 % des cas, l’homme, et seulement dans 32 % la femme. Cet écart se réduit au fil du temps, plus les personnes qui se séparent sont âgées, plus il est fréquent qu’elles gardent le logement conjugal.

La raison majeure de cet écart évoquée est simple, c’est l’homme qui garde le domicile conjugal, car il gagne souvent plus d’argent. Il apparaît en effet dans l’étude, que la contribution de chacun dans les ressources du couple est le moteur essentiel de la répartition. Ainsi, lorsque l’homme contribuait à 60 % ou plus aux revenus, dans près de la moitié des cas, il garde le logement (47 %, contre 28 % pour les femmes). À l’inverse, lorsque les deux conjoints avaient des revenus du même ordre de grandeur, l’écart est plus réduit entre les hommes et les femmes (38 % contre 31 %).

Cet écart est encore accentué, quand la séparation se fait dans un milieu rural.

Enfin, un autre facteur essentiel reste la garde des enfants. Comme on peut aisément l’imaginer, selon l’étude, c’est le parent qui a la charge des enfants après une séparation qui a le plus de chance de rester dans son logement. Dans 41 % des cas où les femmes ont la garde exclusive des enfants, elles conservent le domicile conjugal. Cependant, si c’est le père qui a la garde exclusive, et plus étonnant, en cas de garde alternée, il reste nettement plus souvent dans le logement conjugal (55 % et 56 %).

« Home sweet homme »

Crédit photo : fphotos2012