Un rapport dénonce les ratés de l’appli « attentat »

Un rapport sénatorial révélé par le journal « Le Monde », semble particulièrement critique envers l’application « Alerte attentat » créée par le gouvernement. Le rapport met en évidence de nombreuses lacunes comme des alertes tardives ou carrément fausses, et un très faible téléchargement.

Après les attentats du 13 novembre, le gouvernement a décidé de lancer l’application mobile « Alerte attentat » a l’occasion de l’Euro 2016 du mois de juin. Le but était de prévenir la population, en temps réel, de la prochaine attaque terroriste via un message sur smartphone.

Un an après, nous entrons dans le temps les premiers constats et ils ne sont pas bons. On peut parler d’échec, c’est du moins ce que constate le sénateur Les Républicains (LR) Jean-Pierre Vogel dans son rapport.

Plus précisément, le sénateur remarque tout d’abord, le manque de popularité de l’application. Elle n’a été téléchargée que par 900 000 personnes. Or, selon le parlementaire, 5 millions d’utilisateurs au minimum sont nécessaires pour que la population soit correctement informée d’une zone de danger.

Ensuite, le rapport met l’accent sur la conception insuffisante de l’appli, qui aurait été conçu trop vite. Du coup, pas une seule fois l’alerte attentat a été diffusée de manière correcte.

Par exemple à Nice, le 14 juillet 2016, un message avait été envoyé deux heures après le début de l’attaque alors que le gouvernement promettait une information « dans les 15 minutes ». 10 jours plus tard, à Saint-Étienne-du-Rouvray, l’application n’avait cette fois même pas été activée.

A contrario, lors de la fausse alerte à Paris en septembre 2016, l’appli a annoncé un attentat aux Halles, amplifiant la panique provoquée par un simple canular.

Tous ces ratés ont même amené la préfecture de police de Paris à diffuser les alertes sur son compte Twitter plutôt que via l’application lors des attaques au Louvre (février 2017) et sur les Champs-Élysées (avril 2017).

La conception de l’appli semble tout simplement trop simpliste, elle aurait été choisi, car elle représente un coup moindre que celle installée aux États-Unis appelée « Cell Broadcast », et qui semble beaucoup plus efficace.

Crédit photo : SYBARTS