Mc Solaar : un retour SObre, NOble, qui déTONE dans le son d’automne

10 ans, cela fait 10 ans déjà, que le rappeur ne nous avait pas gratifié de ces petites perles sonores et poétiques dont il a le secret. Le rappeur revient donc sur le devant de la scène avec un morceau résolument moderne sur un sujet ancien, il s’agit du temps qui passe. On attend la sortie d’un nouvel album prévu pour le 3 novembre prochain.

C’était clairement dans les tuyaux, et les fans commençaient à trépigner. Il faut dire, que l’annonce datait déjà d’avril, car le rappeur français avait annoncé la sortie d’un nouvel album pour la rentrée.

Le temps est le maître-mot de sa dernière création. Le morceau s’appelle « sonotone » et le rappeur qui aborde ses 48 ans attaque avec « j’ai des rides et des poches sous les yeux, les cheveux poivre et sel et l’arthrose m’en veut. A chaque check-up, ça ne va pas mieux, j’ai la carte vermeille et la retraite, j’suis vieux« . Cependant, la chanson est rythmée, le tempo rapide, les sonorités synthétiques sont actuelles et teintées de funk. Tout cela ne pousse pas à la mélancolie, mais plus à une prise en compte active et combattante d’une situation inéluctable.

Dans un entretien paru dans le Parisien, il explique « côté production, il y aura des sonorités nostalgiques, mais aussi des choses très modernes. On ira du jazz à la trap music » et il poursuit, « ce sera un voyage, il y aura de la poésie, un peu abstraite, et un peu de politique ».

Toujours plein de références, MC Solaar s’approprie le fameux sample de Serge Gainsbourg « j’aurais voulu te dire que je m’en vais« . Des paroles intelligentes, des références, une production bien léchée et dans le coup, il n’y a pas de doute, le rappeur n’a pas pris « un coup de vieux », il assume et a donné « un beau coup de mieux ». En tout cas, il ne semble pas prêt à quitter la scène musicale.

Alors, ne boudons pas notre plaisir, Mc Solaar ramène le goût d’écrire. Il promet mots et merveilles qui font du bien à nos oreilles. L’écriture sûre de sa poésie pure dénote dans l’amas de notes des productions à pognons.

Crédit photo : Guillaume Laurent