Pour ses 40 ans, La défense de Paris va s’offrir un « relookage »

Pour ses 40 ans, l’immense dalle piétonne du quartier de la Défense à Paris, se payer un « bon lifting ». Et même un petit peu plus, car elle souffre de problèmes d’infiltration d’eau, qui ne manqueront pas de menacer dangereusement l’ensemble de toutes les infrastructures qu’elle protège. Ce sera aussi l’occasion de faire une séance de « relookage » pour se mettre au diapason de l’air du temps.

C’est un lifting à 12 millions d’euros, qui est envisagé. Il a fait l’objet, en 2016, d’un concours d’urbanisme gagné par un groupement conduit par les urbanistes et paysagistes de l’agence Base (Bien aménager son environnement). Le projet combine à la fois une solution à l’étanchéité du site et ainsi qu’une transformation, qui intègre des tendances actuelles. Cela veut dire, plus de verdure, plus de diversité, le tout sur fond de réchauffement climatique.

Techniquement, il s’agit de repenser et d’actualiser l’aspect d’une place de 2 hectares dont 1 800 m² de pelouses. Elle fait partie de l’axe historique, qui relie le Louvre au quartier d’affaires, en passant par les Champs-Elysées. Sous elle, on retrouve plusieurs niveaux comprenant des parkings, des voies souterraines, le métro, le RER, l’autoroute A14, dans lesquels s’engouffrent et transitent des milliers de personnes. Cela explique la déclaration de Marie-Célie Guillaume, directrice générale de Defacto, « c’est une zone centrale, au cœur de la Défense, qui est pourtant très malade, de gros problèmes d’étanchéité fragilisent la dalle. Il faut s’y attaquer, c’est une urgence absolue« .

Dans le même temps, la place va évoluer pour se mettre au vert. Pour cela, les paysagistes de Base évoquent « un très vaste jardin, contemporain, aquatique et sonore, ouvert et minéral, chaleureux et accueillant » posé sur la dalle. Bien sûr, le projet intègre les quatre œuvres d’art majeures déjà présentent que sont, L’Araignée rouge de Calder, les personnages fantastiques de Miró, After Olympia d’Anthony Caro et l’Arc déplacé de Christine O’Loughlin. Néanmoins, les œuvres vont se retrouver entourées de jardins et de pelouses, agrémentées de petits arbres. Il ne faut en aucun gêner la fameuse perspective historique.

Comme il est maintenant souvent de rigueur, au milieu de la place, il y a aura une « fontaine sèche » intégrée dans le sol pour la rendre discrète. A la manière d’un brumisateur, elle aura pour tâche, de diffuser les jours de grosse chaleur des perles d’eau dans l’atmosphère. Elle sera complétée par un cheminement d’eau positionné par de légères variations de pentes créant une fine pellicule d’eau estivale. Il s’agit de rendre le lieu agréable, même par grosses chaleurs.

Les travaux sont prévus sur deux ans, de début 2019 à début 2021.

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