Les éponges seraient, la plus ancienne lignée de tous les animaux

Il va falloir montrer un peu plus de respect aux éponges de mer, qui selon les derniers résultats, sont notre ancêtre à tous. En effet, en utilisant une technique relativement nouvelle, la phylogénomique, des chercheurs sont parvenus à établir, que les éponges de mer sont bien la plus ancienne lignée de tous les animaux vivants sur la planète.

Les résultats d’une étude publiée jeudi dans la revue scientifique américaine Current Biology le confirme. Ces résultats semblent mettre fin à la question de savoir si des éponges ou des cténophores, des organismes marins carnivores transparents plus complexes morphologiquement, étaient le plus ancien de nos ancêtres.

Le docteur Pisani et son équipe de la faculté des sciences biologiques et de la Terre de l’Université de Bristol au Royaume-Uni sont arrivés à ce résultat en utilisant, notamment la phylogénomique. C’est une nouvelle technique qui consiste à utiliser des données génomiques dans le cadre du système de classification des êtres vivants appelé phylogénétique. Si pendant longtemps, cette technique a fait apparaître le cténophore comme plus ancienne lignée animale, le docteur Pisani précise «  »Nous avons désormais de meilleurs outils d’analyse et données ce qui fait que cette dernière étude remet sérieusement en question le statu quo sur cette question« . Les résultats de ces dernières analyses montrent donc que finalement, ce sont les éponges qui possèdent les meilleurs modèles pour être à la base de l’arbre généalogique de tous les animaux de la Terre.

Cette découverte permet de déterminer le point de départ de l’évolution, chose indispensable pour appréhender la suite de l’évolution. Le docteur Pisani explique, « de ce fait, connaître l’ordre d’apparition de ces deux espèces à la racine de l’arbre animal est fondamental pour comprendre notre propre évolution et les origines de caractéristiques importantes de l’anatomie animale« .

Il semble, en effet important, de savoir d’où on vient, pour moins s’étonner de voir ou on va…

Crédit photo : Alexandre Bratanic