Pour les stations de ski de Haute-Garonne, l’union fait la force

C’est bien connu, pour résister et pour s’améliorer, il faut s’unir. C’est l’option, qui a été prise pour sauvegarder le futur de quatre stations de ski. En effet, les stations de ski de Luchon Superbagnères, Bourg d’Oueil et Le Mourtis, vont être rapidement réunies dans un syndicat mixte, dont la création vient d’être approuvée à l’unanimité, en conseil communautaire de la communauté de communes des Pyrénées Haut-Garonnaises.

Ce syndicat mixte sera composé pour 20 % de la communauté de communes des Pyrénées Haut Garonnaises, et pour 80 % du conseil départemental de la Haute-Garonne. Le projet comprend aussi la création d’un EPIC, établissement public, industriel et commercial, pour gérer trois stations. Pour Peyragudes, c’est une SPL, une société publique locale, qui sera créée dans laquelle rentrera le conseil départemental. Le tout sera assorti d’un investissement programmé de plus de 20 millions d’euros.

Il faut bien cela, pour aider ces stations de ski pyrénéennes, qui n’ont pas été épargnées par deux derniers hivers, placés sous le signe d’un déficit de neige et devant faire face à des investissements de plus en plus lourds.

C’est évidemment une bonne nouvelle pour les représentants des différentes communes et stations concernées. Henri Jammes, maire de Bourg d’Oueil, craignait pour l’avenir de l’une des plus petites stations de France, avec ses trois téléskis, ses six pistes et demie et son forfait journée à 14 €.

Pour Luchon Superbagnères, c’est l’assurance de voir son téléporté entièrement réhabilité. Des travaux sont envisagés à hauteur de 15 millions d’euros pour en faire un vrai « ascenseur valléen » muni de cabines de dix personnes contre quatre actuellement, opérationnels tant l’été que l’hiver. Il s’agit en effet, de mener une large réflexion indispensable sur les activités quatre saisons, et sur la diversification des activités de montagne comme l’ont fait bons nombres d’autres stations de ski.

Le président du Conseil départemental de la Haute-Garonne, Georges Méric rappelle que pour un million d’euros investi, il y a huit millions de retombées sur le territoire.

Crédit photo : orb334