Les colonies de manchots de terre d’Adélie, plus importantes que prévues

Les nouvelles concernant la préservation des animaux étant en règle générale plutôt mauvaises, il serait dommage de ne pas passer à côté de celle-là. Des chercheurs, ont repéré une colonie de manchots plus importante que prévue, vivant dans les Danger Islands, à la pointe de la Péninsule Antarctique.

La zone n’est pas particulièrement faite pour l’homme et ses activités. Elle est peu accessible, et particulièrement hostile, il en faut pas plus pour que certains animaux y trouvent apparemment leur bonheur. Une étude publiée dans le Scientific Reports, évalue une population de 1,5 million de manchots, c’est deux fois plus que les précédentes estimations.

On savait, que de nombreuses îles étaient occupées, et des photos prises il y a une dizaine d’années par un navire de passage l’avaient confirmé. Or, c’est une image satellite récente prise par le satellite américain Landsat, qui a attiré l’attention des chercheurs. Les quantités de guano (excréments d’oiseaux), semblent étrangement importantes, notamment sur Beagle Island.

Les chercheurs, ont alors monté une expédition pour se rendre sur place en décembre 2015. Ils ont alors combiné les observations au sol, et les images prises à l’aide d’un drone pour compter le nombre de nids, ont démontré qu’il y en avait plus de 750 000. L’analyse rétrospective d’images satellites plus anciennes, montre de plus, que cette population est relativement stable.

C’est évidemment une bonne nouvelle, car cela compense les baisses constatées et inexpliquées des colonies situées à l’ouest de la péninsule, à quelques dizaines de kilomètres seulement. Heureusement pour eux, les manchots Adélie, ne sont pas spécialement en danger pour le moment. Leur nombre est globalement en augmentation depuis 30 ans, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).

Fort de cette constatation, et pour maintenir cet équilibre, les chercheurs en appellent, à ce que cette zone soit inclus dans de futures Aires maritimes protégées, dont doivent discuter les États membres de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marine de l’Antarctique.

Crédit photo : Dominique Génin