Évaluation des lycées de France : le taux de réussite au bac ne suffit pas

Le ministère de l’Éducation nationale vient de dévoiler son évaluation annuelle de tous les lycées de France. En règle générale, la première chose que les parents regardent, c’est le taux de réussite au bac. Cependant, de leur côté, les statisticiens élargissent les critères pour évaluer les performances au-delà du taux de réussite au baccalauréat.

Ce palmarès prend donc en compte, de nombreux indicateurs de qualité, et pour cela, il intègre d’autres critères. On retrouve bien sûr, le taux de réussite au bac 2017, qui témoigne de l’excellence académique. Il est complété, par les taux d’accès de la première au bac, et de la terminale au bac. Cette indication, est très importante, car elle met en valeur les lycées faisant le plus d’efforts pour aider, et accompagner les élèves. Dans le cas contraire, elle pénalise les établissements qui font un tri en se contentant d’exclure « les moins bons » pour préserver leur taux de réussite au bac. Il faut aussi tenir compte de la valeur ajoutée du taux de réussite au bac, celle-ci prend en compte les réalités et les caractéristiques socio-démographiques du public accueillis par le lycée. A ce titre, il convient de féliciter les lycées qui ont des résultats qui vont au-delà des espérances.

Il est à préciser tout de même, que les résultats de certains établissements situés aux extrêmes, révélant des valeurs ajoutées fortement négatives ou positives, sont souvent de tout petits lycées. Ces statistiques sont extrêmement sensibles, car les résultats d’un seul élève, ont plus d’influences, et plus de poids, que dans un lycée de grande ou moyenne taille.

La Direction de l’évaluation, la prospective et la performance (Depp), précise que ce palmarès donne des « éléments d’appréciation » sur l’établissement de leur enfant ou celui dans lequel les parents d’élèves souhaitent l’inscrire. Ce sont aussi « des outils de pilotage » pour les recteurs, les chefs d’établissements, et « des éléments de réflexion » pour les enseignants et les équipes éducatives.

Crédit photo : Peter Thorell