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Emirats arabes, Brésil, Inde : le Rafale cherche désespérément preneur

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Rafale, en français ça sonne plutôt bien. Mais il faut croire que le mot rafale n’est pas aussi cool pour les étrangers. En tout cas, l’avion de Dassault n’a pour le jour jamais été exporté, malgré les multiples tentatives du groupe aéronautique français.

Il y a un mois, les Emirats Arabes Unis, qui ne sont pourtant pas les derniers pour dépenser leur dirham, ont publiquement critiqué l’offre de Dassault, jugée trop chère, alors que le pays cherche à remplacer les mirages de l’armée locale.

Le Mirage, précédent avion de chasse de Dassault, qui en passant avait fait beaucoup mieux à l’export que son successeur (286 avions vendus dans 8 pays).

Dans le cadre de sa visite de trois jour au Brésil qui commence demain, le premier ministre François Fillon va désespérément essayer de convaincre le gouvernement local d’acheter le Rafale, sachant que ce pays à lancé un appel d’offres portant sur l’achat de 36 avions de chasse.

Pour soutenir Dassault, Fillon à fait des déclarations confiantes dans la presse brésilienne, estimant que le projet est non seulement militaire mais également industriel, car il comprend « un transfert de technologie sans précédent ».

Mais une fois de plus, l’affaire est loin d’être dans le sac. D’une part Dassault n’est évidement pas seul sur le coup, et le Rafale aura fort à faire pour se démarquer du F/A-18 Super Hornet de Boeing et du Gripen NG du suédois Saab.

De plus la crise économique frappe aussi le Brésil, et le ministre de la défense brésilien n’a pas hésité à mettre l’achat des avions de chasse en pointillés.

Alors, après une liste interminable d’échecs commerciaux successifs (Corée du Sud, Singapour, Pays-Bas, Australie, Arabie Saoudite, Maroc, Sultanat d’Oman, Grèce, Pologne, et même la Lybie de Kadhafi, la Royal Navy britannique et la Suisse depuis quelques jours) le Rafale va-t-il enfin trouver preneur hors de l’hexagone ? En dehors du Brésil et des Emirats Arabes Unis, l’Inde se prononcera bientôt.

Au point où il en est, toute réponse positive serait presque inespérée pour l’avion de Dassault. Mais en cas de triple échec, le programme Rafale pourrait tout simplement s’arrêter…

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La Rédaction