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Les guignols de l’info vont-ils trop loin ?

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Depuis la suspension d’Alberto Contador, mardi 7 février, les guignols de l’info n’en finissent plus de tacler les sportifs espagnols. La créativité des guignols ne connaît plus de limite et ils se délectent à rire des athlètes ibériques, les mettant en scène dans des positions inconfortables.

C’est d’abord Rafael Nadal qui a fait les frais de leur humour corrosif. Dans un spot vidéo, on aperçoit la figurine du tennisman se rendre dans une station-service pour y faire le plein de « carburant » et repartir à 280km/h. Une vidéo qui laisse planer le doute quant à l’origine des performances du sportif.

La fédération espagnol de tennis réagit et porte plainte contre la chaîne cryptée, pourtant rien n’y fait. Les caricaturistes récidivent par une campagne de sensibilisation pour le don du sang :

“Donnez son sang, c’est donner la vie. En faisant un don vous pouvez : permettre à un enfant atteint d’un cancer d’être opéré, prolonger la vie d’une personne âgée anémique ou permettre à un accidenté de la route d’être transfusé. Mais, surtout en donnant votre sang vous pouvez gagner le Tour de France”.

Ensuite apparait Alberto Contador sur le podium du Tour de France, entouré par des inconnus eux aussi déclarés vainqueurs.

Mais ce qui semble être l’ultime affront à l’encontre du sport espagnol, c’est le dernier sketch des caricaturistes, qui met en scène  Iker Casillas, Rafael Nadal et Pau Gasol signant une pétition en faveur d’Alberto Contador, à l’aide de seringue. La déclaration qui suit clôt le sketch: “La seule chose qui ne soit pas dopée en Espagne, c’est leur économie”. Il ne se joue pas sur le même terrain, mais le match est lancé.» 

Une allusion plus que malvenue lorsque l’on connait la difficulté des espagnols à faire face à la crise qui touche  la zone euro.

Nos joyeux railleurs seraient-ils allés trop loin en évoquant les problèmes économiques espagnols. Il s’agit là d’un tacle assassin, qui sera peut-être sanctionné d’un carton rouge.

L’hégémonie espagnole fait jaser et rappelle surtout les difficultés du sport français à s’imposer sur la scène internationale.

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La Rédaction