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Addiction à internet : une nouvelle maladie mentale

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La cinquième édition de la « bible » des maladies mentales qui sortira en 2013 et qui est actuellement en préparation pourrait voir apparaître l’addiction à internet comme nouvelle maladie. Le « manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux » (DSM) ne cesse cependant d’être controversé à cause de son lien avec les assurances et les compagnies pharmaceutiques.

Mais la seule idée de la part de l’association américaine de psychiatrie qui le publie d’y intégrer l’addiction à internet met le doigt sur un problème qui semble de plus en plus fréquent. Toute la question est de savoir comment il est possible de définir une telle addiction.

«L’addiction intervient lorsqu’on ne peut s’empêcher de limiter sa consommation de contenus Internet. Une étude, par exemple, a montré que les personnes addictes passent plus de 20 heures par semaine sur Internet. Mais on ne peut se fier à des critères précis, cela dépend de chaque individu», explique le docteur Daniele Zullino, médecin chef du service d’addictologie aux Hôpitaux universitaires de Genève.

Problème majeur : la subjectivité. L’addiction, soit-elle à internet ou même au sexe, dépend de ce que le patient et le docteur entendent par limites. Tous les utilisateurs réguliers d’internet seraient donc malades ? Voilà qui augmenterait le nombre de malades chroniques de quelques milliards de personnes.

20 heures par semaine, c’est à peu près trois heures par jour. Le minimum pour certains et surtout pour la plupart des jeunes d’aujourd’hui. La génération Y serait-elle une génération de malades mentaux ? Si l’addiction existe et peut être soignée, elle ne concerne que des cas extrêmes. La présence de cette « maladie » dans le DSM-5 risque de créer un nombre impressionnant de malades qui ne le sont pas en réalité.

Néanmoins, internet reste dangereux et addictif, si bien qu’il est possible de remarquer de réelles modifications au niveau cérébral chez les vrais dépendants, modifications comparables à celles présentes chez les héroïnomanes.

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La Rédaction