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Robert Ménard, l’homme aux multiples facettes

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“Je rentre de Géorgie. […] Aujourd’hui, règne à Tbilissi une atmosphère pesante”, pouvait-on lire aujourd’hui sur le blog de Robert Ménard dans un article à charge contre l’actuel gouvernement géorgien. Ce que ne dit pas le journaliste et ancien secrétaire général de Reporters sans frontières, et qui commence à faire scandale, c’est qu’il est richement payé par un oligarque pour écrire cela. Et ce n’est pas la première fois que Robert Ménard se vend à des groupes politiques.

Robert Ménard est bien connu pour ses déclarations chocs et ses provocations. Le fondateur de RSF en remet aujourd’hui une couche sur fond de mauvaise foi. Après un prétendu voyage en Géorgie, on pouvait lire sur son blog un texte d’opinion à charge contre le président géorgien Saakachvili. Un récit qui sonne faux quand on sait que Robert Ménard est grassement financé par l’un des opposants à la majorité gouvernementale géorgienne, l’oligarque Bidzina Ivanishvili, ce que le “journaliste” s’abstient évidemment de revendiquer.

Robert Ménard a en effet intégré un cercle de cinq conseillers internationaux en charge d’aider l’oligarque géorgien à prendre le pouvoir à coup de millions de dollars. A deux semaines des élections législatives, ces profils internationaux, parmi lesquels l’ancien journaliste américain Larry King, sont censés renforcer la légitimité politique et médiatique d’Ivanishvili, qui n’hésite pas à dépenser sans compter en frais de communication et de lobbying en Géorgie comme en Europe et en Amérique du Nord.

Révélée en France par le Huffington Post, cette information confirme les multiples facettes de Robert Ménard. Défenseur de la liberté de la presse hier, journaliste clamant un “Vive Le Pen” il y a quelques mois avant sa mise à pied par i>Télé, et maintenant, conseiller-lobbyste d’un candidat étranger aux pratiques politiques douteuses, voire sulfureuses… 

Voilà avec quel candidat Robert Ménard – sans le dire – a donc décidé de collaborer ! Mais cette annonce n’étonne pas lorsque l’on regarde la récente trajectoire du journaliste qui s’est également fait payé par d’autres riches qataries pour défendre l’image d’hommes de l’ombre pas forcément recommandables. Mérite-t-il encore sa carte de presse ? 

 

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La Rédaction

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