What else ?

Ukraine : les accords de Minsk « en grand danger »

Les accords de Minsk sont sur la sellette. Le président ukrainien estime qu’ils sont « en grand danger » avec les 28 morts dans l’Est de l’Ukraine qui menace le respect du cessez-le-feu qui devrait s’appliquer ce samedi à minuit, heure locale.

Les textes de Minsk 2 qui contiennent les négociations entres les dirigeants français, russe, allemand et ukrainien avaient « fait naître une lueur d’espoir » alors que les affrontements sur le terrain continuent de s’amplifier avec un bilan assez lourd de 5 500 morts.

Cependant, Petro Porochenko, vendredi dernier a proféré des accusations contre les rebelles prorusses qui continuent les bombardements des populations civiles dans l’Est de l’Ukraine, menaçant les accords de Minsk. Le président ukrainien fait allusion aux bombardements au lance-roquette multiple d’Artemivsk, une petite ville située à une trentaine de kilomètres de la ligne de front provoquant la mort de trois civils, dont un enfant de sept ans, vendredi.

En tout, l’attaque des prorusses a provoqué la mort de 16 civils et douze militaires ukrainiens. « Malheureusement, après les accords de Minsk, l’opération offensive de la Russie a significativement augmenté (…) Les accords de Minsk sont en grand danger », a annoncé le président ukrainien.

Les plus grands dirigeants économiques du monde ont exigé le « strict respect » des accords « prêts à adopter » des sanctions contre ceux qui ne les respecteraient pas. Selon les textes de l’accord, « Le G7 reste prêt à adopter des mesures appropriées contre ceux qui violent le +paquet de Minsk+ en particulier contre ceux qui n’observent pas le cessez-le-feu global agréé ainsi que le retrait des armes lourdes ».

Le porte-parole du département d’État américain Jennifer Psaki a également accusé Moscou de continuer les attaques en déployant encore des armes lourdes dans l’est de l’Ukraine alors qu’il a annoncé être préoccupé par « les informations concernant des chars et des systèmes de missiles supplémentaires venues ces derniers jours de l’autre côté de la frontière, de Russie ».

L’accord de « Minsk  2 » se solderait-il donc par un échec ? Le chef adjoint de l’administration présidentielle de l’Ukraine, Valeriy Chaly s’est voulu être rassurante en déclarant sur une émission télévisée « qu’en cas d’échec du cessez-le-feu, l’Ukraine recevra l’aide militaire de l’Occident ». La chancelière allemande Angela Merkel et François Hollande, le président français a laissé croire qu’il serait difficile d’appliquer Misnk 2. Ils promettent à la Russie une nouvelle sanction si elle ne respecte pas la trêve. La chef diplomate de l’Union européenne Fedérica Mogherini quant à elle pense que si le « cessez-le-feu » se concrétise, ce serait « le premier pas vers une résolution à la crise ».

A propos de l'auteur

Avatar

Stephanie Dumont