Robert Ménard, prends des distances avec le Rassemblement national de Marine Le Pen

Robert Ménard, entends bien mener les affaires de Béziers de la manière dont il veut. La mairie de Béziers représente pour lui, le symbole et le laboratoire de la mise en place de ses idées, et de sa manière de faire. Il vient de faire comprendre, que même le Front National, qui l’avait pourtant soutenu au précédent scrutin ne lui dictera pas sa façon de gérer. Il vient de prendre ses distances avec le Front national et se comporter comme un grand baron local qu’il voudrait certainement devenir.

On savait déjà qu’entre le bouillant maire de Béziers et le Front National, c’était un peu “je t’aime moi non plus”. Les choses se sont d’une certaine manière clarifiée, Robert Ménard a annoncé, qu’il se représenterait aux municipales de 2020 sans « le soutien d’aucun Parti ». Il semble en effet, que les actions qu’il mène rencontrent suffisamment d’échos favorables chez ses administrés, pour voler de ses propres ailes

Il affiche ainsi, de nombreux désaccords avec les nouvelles orientations programmées par le futur Rassemblement national de Marine Le Pen. Visiblement, l’homme fort de Béziers ne croit plus en Marine Le Pen depuis les résultats du FN aux présidentielles et législatives de 2017. Il évoque notamment, des “positions folles furieuses” sur l’Europe et des prises de position trop sociales, une marque de l’influence Philippot. Robert Menard, et sa femme sont plus sensibles à une ligne plus identitaire politiquement, et plus libéral au niveau économique.

Par contre, ils disent la même chose concernant l’obligation de rassembler des forces de droite, pour prendre le pouvoir. Inutile de rappeler, que Robert puis Emmanuelle Ménard lors de différentes élections ont bénéficié du soutien frontiste, mais également de Debout la France (DLF), de Souveraineté, identité et libertés (le SIEL de Karim Ouchikh), du Centre national des indépendants et paysans (CNIP) et du Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers.

Cette fois, le maire de Béziers explique qu’Emmanuel Macron avait “ringardisé” certains “fonctionnements de la politique à juste raison”, il veut donc changer des comportements, “sinon on est dans l’opposition pour 20 ans”. Pour lui, cela se fera sans Marine Le Pen à la tête du FN, et Laurent Wauquiez à la tête des Républicains, car ils sont plus préoccupés par les intérêts de leur Parti que ceux de leurs électeurs.

Reste à connaître derrière ces déclarations de matamore, et les différentes polémiques autour de nombreuses affiches concernant entre autres, les migrants, l’armement de la police municipale ou le féminisme, quelle est la vraie part d’ambition pour la ville et celle personnelle. Selon le cas, il est à craindre que pour les Biterrois, tout cela ne Ménard rien de bon.

Crédit photo : philippe Leroyer