Les “identitaires” : le laboratoire de formation du FN

C’est ce que l’on appelle un coup de com réussie. Il faut dire, que les militants de Génération identitaire qui ont préparé le blocage du col de l’échelle dans les Alpes, lieu de passage des migrants à la frontière entre la France et l’Italie, sont coutumiers des actions médiatiques, bien préparées. Celles-ci avaient pour but de mettre l’accent sur l’adoption du projet de loi asile-immigration.

Le mouvement n’est en effet pas à son coup d’essai, il y a eu notamment l’occupation de la mosquée de Poitiers en octobre 2012 par des militants du mouvement qui se revendiquaient de Charles Martel. On pourrait aussi parler de l’occupation du toit du siège du PS en 2013, ainsi qu’à Calais en 2016.

Le mouvement est né en 2012, il représente la branche jeunesse du Bloc identitaire, créé en août 2002 dans la foulée de la dissolution d’Unité radicale, le groupe auquel appartenait Maxime Brunerie, qui avait tenté d’assassiner Jacques Chirac. Le mouvement Génération identitaire, revendique 3 000 adhérents, cependant, les actions sont menées principalement par quelques centaines d’entre eux. De toute façon, la maîtrise et le professionnalisme de leurs actions suggèrent des équipes limitées, mais efficaces. Il est à noter, que ses membres s’affichent à visage découvert.

Après tout, ce n’est que le reflet de leur vision de la société, un petit groupe d’élus, qui savent, dirigent et agissent au nom du reste de la population plus ou moins ignorante qui obéit.

De tous les groupuscules et des mouvements de jeunesse classés à droite du FN, il est le plus important. Le politologue Jean-Yves Camus, spécialiste de l’extrême droite explique, c’est une école de formation pour rejoindre le FN, en tout cas pour ceux qui veulent faire carrière dans la politique“.

Crédit photo : blocidentitaire