Le Festival de Cannes veut maintenir son protocole

Le festival de Cannes, fait maintenant partie d’une sorte de tradition du cinéma mondial, et on le sait, la tradition à parfois du mal avec la modernité. Dans un souci de ne pas mélanger les genres, et de ne pas forcément suivre les tendances, Pierre Lescure, et son délégué général, Thierry Frémaux ont pris quelques mesures, qui vont une nouvelle fois mettre en valeur le désir compulsif français de ne pas faire comme tout le monde.

Tout d’abord, pas de selfies pour les invités du festival, hormis les acteurs et les réalisateurs qui auront l’honneur de fouler le tapis rouge. Thierry Frémaux a déclaré, “à Cannes, on vient pour voir et pas pour se voir”. Il est aussi question d’organisation générale et de respect, car la personne qui se prend en photo sur les marches, bloque tout le monde.

Concernant, les accros aux smartphones et aux réseaux sociaux, les journalistes accrédités découvriront les films lors de la projection officielle, et non plus un peu avant. Il s’agit d’éviter les tweets critiques, que certains ne pouvaient pas s’empêcher, d’envoyer avant la diffusion officielle pour être le premier et faire le buzz.

Netflix, ne sera pas sur la croisette cette année, en cause un changement dans le règlement du festival. Tout film en compétition doit obligatoirement sortir en salle. La direction, a proposé de présenter ses films hors compétition, mais pour Netflix, qui compte 125 millions d’abonnés dans le monde, il n’est pas question de diffuser l’une de ses productions en salle, pas plus que de projeter des films hors compétition.

Il est clair, que le festival de Cannes se pose comme la référence du cinéma, il s’adresse clairement à la profession. Il veut pour la circonstance bien montrer ses spécificités qui en font le septième art et sa grande différence avec une utilisation, parfois talentueuse d’une simple avancée technique.

Attention tout de même, il y a une marge infime entre, rester le garant de la qualité et d’une spécificité indispensable, et devenir une gentille coutume surannée un peu “vintage”.

Crédit photo : Sahobo1