La loi “Obamacare” continue de survivre, malgré les attaques

Selon l’enquête du Centre national de statistiques de santé (NCHS), en 2017, 9,1 % de la population vivaient sans couverture maladie. Cela représente 29,3 millions d’habitants. En comparaison, le nombre est sensiblement le même qu’en 2016. Face à ces chiffres, les plus optimistes diront, que la loi “Obamacare” continue son travail. Les plus pessimistes, diront que les entraves mises par Donald Trump, empêchent sa progression.

Une chose est sûre, l’impact de la loi emblématique du président démocrate est, quoi qu’il en soit, historique. En 2010, quand la loi a été adoptée, le pourcentage de personnes sans assurance était de 16 %. C’est donc une importante progression, qui s’est effectuée surtout dans les premières années.

Signalons avant tout, qu’aux Etats-Unis, les pouvoirs publics s’intéressent non pas au taux de couverture de la population entière, mais sur les moins de 65 ans. La situation des Américains au-dessus de cet âge, a déjà été réglée dans les années 1960, par la réforme baptisée Medicare, qui donne automatiquement droit à une couverture santé publique. Concernant les 18-64 ans, 69,3 % des Américains sont couverts par une assurance privée, principalement par leur employeur et 19,3 % par une assurance publique.

Comme hélas, on peut le soupçonner, le nombre de personnes sans assurance stagne depuis trois ans. Il faut y voir les effets de nombreuses mesures prises par l’actuel président, pour gêner le plein fonctionnement d’une réforme qu’il n’a pas réussie à abroger totalement.

En effet, si le Congrès n’a pas réussi à abroger la réforme, l’administration fait feu de tout bois et utilise tous les stratagèmes possibles pour enrayer le système créé par “Obamacare”.

Par exemple, l’administration a coupé les fonds de promotion, qui permettaient aux gens de souscrire, sur un portail internet, et avec l’aide de crédits d’impôt, à des couvertures maladies individuelles sur le marché privé.

Heureusement pour un bon nombre d’Américains, la mise en oeuvre d’une couverture sociale se maintient. Une légère baisse s’est fait sentir, mais elle n’est pas assez conséquente pour être jugée statistiquement significative. Ce qui est fait, est fait.

Crédit photo : Willie Stark