La dépression : la maladie qui ne dit pas son nom

La dépression, est une maladie dont on sait qu’elle réclame une prise en charge médicale. Cependant, elle garde encore un coin tabou, surtout dans le milieu professionnel, ou elle est souvent associée à tort à de la faiblesse et à un manque de fiabilité.

Du coup, elle reste encore parfois difficile à avouer, et donc à diagnostiquer. Pourtant, selon un sondage Odoxa réalisé pour le laboratoire danois Lundbeck, spécialisé notamment dans la dépression et la schizophrénie, 28 % des Français interrogés déclarent être ou avoir été touchés par une dépression.

La mauvaise image que véhicule la dépression, est d’une part due au principe que contrairement à d’autres maladies, pour lesquelles c’est la faute à pas de chance, alors que dans la dépression, on considère que quelque part, vous êtes un peu responsable ou sujet à… De plus, la perception négative est accentuée par la croyance que c’est une maladie chronique. Ce n’est pas du tout le cas, car un psychiatre vous expliquera qu’au contraire certains développeront “une richesse que d’autres n’ont pas, avec une certaine forme de profondeur“. Une grande majorité de patients repartent du bon pied.

Les cas de dépression sont de plus en plus nombreux. Bien sûr étant mieux acceptés, ils sont tout d’abord mieux répertoriés. Cependant, le phénomène est clairement en augmentation ces dernières années avec certains facteurs constants.

Nous trouvons en priorité, une forte pression au travail et un management difficile pour 56 % des personnes. Un médecin spécialisé explique simplement, “obtenir un travail et le garder est vécu comme une pression majeure, alors qu’il est aussi une modalité d’accomplissement de chacun“. Une carrière professionnelle est à l’heure actuelle plus variée et plus riche, mais aussi plus fragile et susceptible d’imprévus qu’avant.

De plus, l’exigence de réussite, qui comprend l’argent, la position hiérarchique, la famille est de plus en plus importante dans nos sociétés modernes où chaque individu est responsable de ses succès, ou de ses échecs et moins tributaire a priori de sa condition sociale de naissance.

On l’a bien compris, les choses évoluent lentement en la matière, il faut vaincre le plus dur, l’idée préconçue et tenace.

Crédit photo : brahim kaci