Vitrines et enseignes commerciales, on éteint tout de 1 h à 6 h

Si vous rentrez un peu tard chez vous, vous allez peut-être trouver qu’il fait plus sombre dans votre rue que d’habitude. Ce n’est pas simplement une impression, c’est la mise en place d’une mesure qui remonte à 2012, et qui entre en vigueur maintenant. Il s’agit de l’obligation d’éteindre les enseignes lumineuses et les vitrines chaque nuit, entre 1 h et 6 h du matin.

Comme on peut aisément le comprendre, cette “lumineuse” idée a pour but de limiter l’impact de la pollution lumineuse nocturne. Celle-ci s’est développée de manière exponentielle ces dernières années. Imaginez plutôt, avec les lampadaires et les éclairages de route, en l’espace de seulement 20 ans, la quantité de lumière émise la nuit a augmenté de 94 %.

Dans la même veine, une autre mesure datant de 2013 concerne l’extinction des vitrines et des bureaux à partir de 1h du matin, sauf dérogation pour les enseignes d’urgence comme les pharmacies. Cependant, elle n’est guère mise en application si l’on en croit l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturne.

A ce sujet, Anne-Marie Ducroux, la présidente de l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturne, fustige le manque d’implication et explique, “certains, par manque d’information peut-être, ne suivent pas cette mesure. D’autres considèrent qu’à partir du moment où il n’y a pas de vérification, ils ne voient pas pourquoi ils changeraient. 84 % des Français sont favorables aux extinctions de ces dispositifs lumineux aux heures creuses. On a tout à y gagner, en euro, en kilowattheure, en réduction de pollution lumineuse et en répondant aux attentes des Français”.

Pourtant, les conséquences énergétiques et économiques sont importantes, puisque si on applique ces mesures, elles pourraient permettre de réduire considérablement la consommation énergétique. Chaque année, 1 000 gigawattheures seraient ainsi économisés, l’équivalent de la consommation électrique de 370 000 ménages. Pour mieux vous “éclairer”, cela revient à économiser 200 millions d’euros par an.

Crédit photo : peltier patrick