“Visit Rwanda”, le slogan polémique du maillot d’Arsenal

En pleine reconstruction avec le départ d’Arsène Wenger, le club d’Arsenal se serait bien passé de cette polémique pour la reprise du championnat. Le maillot des joueurs arbore fièrement le slogan “Visit Rwanda”. C’est celui d’une opération de partenariat avec le pays. Les critiques fusent, d’une part sur le fait que cela constitue un soutien au pouvoir tyrannique du président Kagame. D’autre part, la polémique concerne aussi la dépense publicitaire s’élevant à environ 33 millions d’euros, alors que le Rwanda reçoit des aides financières pour le développement.

Il n’en fallait pas plus pour les friands et impitoyables tabloïds anglais. Le Sun, fait remarquer que le club va recevoir 33 millions d’euros de la part du “tyran” Paul Kagame, alors que dans le pays, “les orphelins sont si pauvres qu’ils ne peuvent s’offrir un ballon pour jouer au foot”. Les estimations montrent que 30 millions, ce serait près de la moitié de l’aide britannique accordée au pays.

Il est vrai, que cette opération a toutes les apparences de la “volonté du prince”, car Paul Kagame n’a jamais caché être un fervent supporteur du club. Il a déclaré récemment, “l’ère d’Arsène Wenger n’aurait pas dû s’achever comme ça, sans trophée. Néanmoins, je reste un fan fidèle, qui continue à regarder de l’avant”.

Du côté du gouvernement Rwandais, on minimise l’affaire. Pour Claire Akamanzi, du Conseil du développement du Rwanda, il ne faut pas mélanger les choses. Elle explique, “il n’y a aucun lien entre la publicité sur le maillot d’Arsenal et notre aide au développement. Les pays donateurs, savent parfaitement à quoi sert l’argent qu’ils donnent, et ils savent qu’il ne va pas dans les caisses d’Arsenal”.

Comme on peut l’imaginer, le maillot des Gunners a bonne presse dans tout le pays où il est porté par de nombreux jeunes. Concernant, l’opération “Visit Rwanda”, elle continue à promener son slogan dans de nombreux secteurs. A ce titre par exemple, le mannequin Naomi Campbell est attendu en visite au Rwanda.

Crédit photo : Mon Baobab