Un véhicule, électrique ou pas, génère de la pollution

L’avenir écologiste de la voiture, semble se dessiner de plus en plus sous les aspects d’une voiture électrique. Elles ont une image de voiture “propre” qui contraste avec les voitures à essence. Avec leurs importantes émissions générées, celles-ci sont considérées comme un facteur important du réchauffement climatique. Cependant, aussi attrayante que puisse être la voiture électrique, son utilisation a quelques conséquences fâcheuses.

Si l’on prend à la genèse, nous constatons que la fabrication d’une voiture électrique a nécessité de la part de l’usine qui l’a fabriquée, plus de dioxyde de carbone (CO2) que son homologue à énergie fossile. La raison, est du fait principalement de l’extraction des métaux, qui composent sa batterie.

Continuons la vie de notre véhicule, l’électricité qui lui sert de carburant doit bien être produit quelque part. C’est justement cette production qui, pour l’instant pose un large problème. Vous comprenez rapidement, que si c’est de l’électricité provenant d’origine nucléaire, cela va entraîner des déchets radioactifs. Dans les pays comme la Chine ou l’Allemagne, l’électricité provient en partie de centrales à charbon. Ces usines sont particulièrement polluantes, et si tous les véhicules deviennent électriques et que ses usines se multiplient et tournent à plein régime, cela rajoute des émissions directement liées à l’utilisation des véhicules électriques.

Il faut donc en parallèle de la montée de l’utilisation de ce type de véhicule, faire progresser les différents moyens de production électrique renouvelable du type éolienne, marée motrice, panneaux voltaïques ou autres.

Gageons que de toute façon, il y a aura des conséquences. La réflexion doit plutôt se mener sur notre manière de concevoir les transports. Il faut considérer, que tout véhicule est plus ou moins polluant, ou entraînera de la pollution. Il faut donc prendre en compte, que la rapidité, le confort plus grand et peut-être l’occasion d’un temps de convivialité, doit nous amener à plus utiliser les transports en commun, qui prendront une forme que l’on doit encore perfectionner. Le temps de la primauté du transport individuel est compté.

Crédit photo : Marché de Rungis