Electricité : la France intervient pour éviter une panne au niveau européen

On ne peut pas toujours se rendre compte de la catastrophe à laquelle nous échappons quotidiennement. Alors que nous sommes tranquillement dans notre fauteuil à regarder la télé, d’autres montent le chauffage, car ils ont froid, ou ils rajoutent un peu de lumière pour y voir plus clair. A ce moment-là, nous consommons tous, un peu plus d’électricité. Or, la semaine dernière, à cause d’une production d’électricité insuffisante par rapport à une forte demande, le système d’approvisionnement européen s’est trouvé au bord de la rupture.

En cette période d’hiver, les fournisseurs d’énergie et ceux qui la régulent, sont sur le qui-vive, car l’hiver est traditionnellement, la période des pics de consommation d’électricité. C’est dans ce cadre, que la France a dû demander en urgence à de grands groupes industriels, gros consommateur d’énergie de réduire leur consommation d’électricité pour préserver l’Europe d’un black-out général.

Ce risque de black-out ne se situe pas forcément en France, le déséquilibre se situe à l’échelle européenne. Les réseaux d’électricité européens sont maintenant interdépendants, au sein de la communauté. De fait, un manque de production dans un pays, même temporaire, peut générer une coupure chez ses voisins. C’est donc à cette échelle qu’EDF continue d’enquêter, pour cerner le nœud du problème.

Plus concrètement, c’est RTE la filiale de transport d’électricité détenue par EDF, la Caisse des dépôts et CNP Assurances, qui a demandé immédiatement à de grands groupes industriels dans l’acier par exemple, de réduire leur consommation d’électricité de plus de 1 500 mégawatts (MW) pour faire remonter la fréquence. Il faut préciser que cette action s’est faite avec six clients industriels, dans le cadre de contrats dits “d’interruptibilité”, qu’ils ont avec RTE. C’est la première fois, depuis la mise en place en 2014, qu’ils ont dû baisser leur consommation pendant des périodes de 20 à 45 minutes, pour éviter la rupture totale.

Crédit photo : matthew henry