Les universités françaises bientôt mieux positionnées dans le classement de Shanghai

Parfois, des petits changements peuvent entraîner des conséquences bien plus importantes qu’il n’y paraît. C’est ce qui se passe avec une simple variation de critères concernant les universités. Ce changement serait particulièrement profitable aux universités françaises, qui devraient remonter dans le très renommé classement de Shanghai. 

L’Academic Ranking of World Universities (ARWU), nom anglais du classement, est publié par l’Université de Jiao Tong de Shanghai en Chine, depuis 2003. Ce classement tient compte de différents critères comme le nombre de publications et le nombre de citations de ces articles dans des revues scientifiques référencées, ou le nombre de prix Nobel et de Médailles Fields. Or, les universités françaises vont avoir un apport de chercheurs qui vont les aider à bien figurer dans ce classement.

Il ne s’agit pas d’un afflux de nouveaux chercheurs, mais tout simplement la mise en place d’une volonté ministérielle adressée au président du CNRS. La ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Frédérique Vidal, demande aux chercheurs français les plus cités au plan mondial, de mentionner l’université à laquelle leur laboratoire est rattaché, comme première affiliation.

Cette demande n’est pas anodine, car dans le même temps, dans les critères étudiés par le classement de Shanghai pour établir son classement, il n’est retenu que la première affiliation. Jusqu’ici, ceux que l’on appelle “highly cited researchers” ou “HiCi” français, notaient comme première affiliation leur laboratoire, comme le CNRS par exemple et seulement après, leur université de rattachement.

Lorsque l’on sait que les “HiCi” représentent 20 % du score total de chaque université, on imagine bien que cela a une répercussion sur le fameux classement. L’astrophysicien Daniel Egret, chargé de mission à Paris-Sciences et Lettres, estime ainsi que l’université de Lorraine devrait remonter de 84 places dans le classement, tandis que celle de Toulouse-III devrait en gagner 57.

Le magazine Les Échos, qui s’est penché longuement sur la question, estime que les résultats seront encore plus impressionnants pour les établissements situés entre la 200e et la 300e place, car les écarts sont très réduits.

Au bout de la chaîne de cet effet papillon, il faut savoir que la France est le 4e pays d’accueil pour les étudiants internationaux. Or, dans ce classement, dominé par les universités américaines, le premier établissement français, Sorbonne-Université n’arrive qu’en 36e position en 2018.

Crédit photo : STAPS de Créteil. Cours magistral de technique rugbystique.