Rougeole : L’Unicef confirme et alerte à la progression de la maladie

La rougeole se répand dans le monde. Il y aurait eu 50 % de plus de cas signalés l’année dernière qu’en 2017. Cela correspond, à 136 000 personnes victimes de cette maladie en 2018. Géographiquement, ce n’est pas moins de 98 pays, qui ont signalé une augmentation du nombre de cas de rougeole par rapport à l’année passée, selon l’agence des Nations Unies pour l’enfance (ONU). L’agence en profite pour rappeler, que ce sont souvent les enfants qui payent le prix fort.

Henrietta Fore, directrice générale de l’Unicef, déclare, “c’est un appel au réveil. Nous disposons d’un vaccin sûr, efficace et peu coûteux contre une maladie très contagieuse un vaccin qui a sauvé près d’un million de vies chaque année au cours des deux dernières décennies”.

Pour ces organisations mondiales de santé, il n’y a pas besoin de chercher trop loin les raisons de cette recrudescence de la rougeole. Les chiffres sont éloquents, seulement dix pays dont la France sont responsables des trois-quarts de l’augmentation totale des cas l’an passé. En France, selon l’Unicef, l’augmentation entre 2017 et 2018 a été de 519 à 2 788 cas.

Les conséquences sont pires, lorsque cette maladie est amenée dans les pays qui ne possèdent pas nos infrastructures de santé, ou sont en proie à des conflits ou de sérieux troubles civils, et qui doivent déjà lutter contre d’autres fléaux. De leur côté, ces pays en voie de développement font tout leur possible pour enrayer la menace. Ils dépensent des sommes bien utiles ailleurs pour se protéger, et voient d’un œil de plus en plus noir, nos tergiversations face aux vaccins.

Difficile d’admettre ce que l’OMS a classé comme “l’hésitation à l’égard du vaccin”. Une attitude critique face à la vaccination est une bonne chose pour éviter des dérives des groupes pharmaceutiques. Cependant, les allégations fantaisistes et sans fondement médical reliant par exemple le vaccin contre la rougeole à l’autisme, en partie diffusées sur les médias sociaux, apparaissent au fur et à mesure, comme une attitude aux conséquences terribles.

Nos envies de voyages et la mobilité des Occidentaux, nous emmènent de plus en plus fréquemment dans des pays ou notre “hésitation à l’égard du vaccin” devient une des 10 principales menaces pour la santé mondiale. C’est surtout une attitude de privilégiés face à des enfants qui en ont le plus besoin et hélas n’y ont pas accès.

Crédit photo : Christoffer A.Andersen