Venezuela : il devient même difficile d’avoir du “liquide” pour faire ses achats

La situation du Venezuela semble se détériorer inexorablement. Le président Nicolas Maduro, vient d’annoncer une profonde réorganisation de son gouvernement. Pas sûr que cela suffise à enrayer le chaos qui règne actuellement. La vie quotidienne des Vénézuéliens prend des allures de cauchemars. Dans certaines régions, il est devenu très difficile de se procurer de la nourriture. Partout, il faut faire plus d’une heure de queue pour obtenir l’équivalent de deux dollars, de cash.

Chômage, crise économique, une gigantesque panne d’électricité qui a donné lieu à des scènes de pillage, le pays s’enfonce sous fond de crise politique. L’opposant vénézuélien Juan Guaido, effectue une tournée à travers le pays pour mobiliser ses troupes afin de déloger Nicolas Maduro. Comme un symbole de cette situation désastreuse, la monnaie vénézuélienne disparaît chaque jour un peu plus. Le Bolivar, a depuis longtemps perdu de sa superbe, mais il reste indispensable pour se déplacer et acheter à manger.

Le retrait maximum autorisé de 6 000 bolivars aux guichets équivaut à deux dollars, c’est un tiers du salaire minimum, mais aussi à peine de quoi payer deux cafés. Cependant, pour 1 000 bolivars, on peut avoir le carton d’aliments subventionné par le gouvernement dans les zones populaires, et qui regroupe dix produits de base. Ces cartons sont distribués par les Clap, les comités populaires pour l’alimentation.

Sept mois après leur mise en circulation en août, les nouveaux billets de cinq bolivars sont déjà aussi insuffisants que les précédents. Une pénurie accentuée au sortir de la panne, car les Vénézuéliens se sont rués sur les guichets, pour enfin sortir des espèces indispensables.

Faute d’espèces en circulation les paiements électroniques se sont généralisés. Or, avec la panne de courant du 7 mars qui a paralysé le pays pendant près d’une semaine, le recours au dollar, se généralise chaque jour un peu plus. De plus, il est évident, que de nombreux Vénézuéliens, en particulier dans les villes, comptent surtout sur les devises envoyées de l’extérieur par leurs proches exilés, dont le nombre est évalué à 3,4 millions par le HCR.

Crédit photo : jonathan mendez