Décidément, rien ne va plus à l’UNEF

De toute façon, le positionnement de l’UNEF devient contradictoire, car elle est en régression et de moins en moins présente sur les campus. Son passé majoritaire lui maintient une représentation qui n’est plus de mise. Les critiques expliquent, “ne pouvant plus compter sur des équipes syndicales fortes sur la majorité des facs, l’UNEF ne se concentre que dans la représentation politique et médiatique, et des rendez-vous ministériels pour négocier des miettes et se donner artificiellement de la légitimité”.

Dans la difficulté, les vieilles divergences reviennent. En 2001, l’UNEF avait réussi sa réunification entre l’UNEF-ID et une partie de l’UNEF-SE, et ainsi consolidé sa première place dans les élections. Cette union est actuellement mise à mal et les divergences refont surface. Mélanie Luce, tente de minimiser l’importance de ses départs. Pour elle, seuls 13 à 14 % des membres de l’UNEF seraient en réalité partis.

Elle fait remarquer aussi, que la TUAS présente sa démission alors que cette tendance était directement impliquée dans l’affaire des tweets de Notre-Dame de Paris. Ces derniers devaient passer en juin devant une commission disciplinaire interne. Cette démission n’est peut-être pas un hasard.

Du côté de certains militants, on est moins nuancé et on se dit qu’après tout, “bon débarras. Cela va nous permettre de faire le ménage. Leur tendance n’existe qu’en critiquant en permanence la tendance majoritaire”.

Crédit photo : priscilla-du-preez