La Californie part en guerre contre “la discrimination capillaire”

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Le “vivre ensemble”, joyeuse formule qui sur le terrain n’est pas toujours facile. Cela amène les autorités à se fendre parfois de lois, pour régler des problèmes dont on pourrait imaginer que le bon sens et l’intelligence suffiraient à réguler. Dans cet esprit, en Californie, une loi contre la discrimination capillaire, entrera en vigueur le 1er janvier 2020, pour autoriser le port de la coupe afro, des tresses ou des dreadlocks à l’école ou sur le lieu de travail.

Il faut avouer, qu’en matière de dispositions spéciales et de lois particulières, les Etats-Unis sont assez coutumiers. L’autonomie en la matière, que les différents états peuvent revendiquer, permet de nombreuses “expériences” concernant les réglementations.

Une des dernières en date concerne les cheveux et le travail. La Californie, est devenue le premier Etat américain à interdire “la discrimination raciale fondée sur les cheveux”. Il a en effet bien fallu prendre en compte la diffusion et le nombre croissant de personnes arborant des coupes très différentes les unes des autres.

On connaît l’attachement du pays pour la liberté individuelle. D’ailleurs, cette loi a été adoptée à l’unanimité. Cette liberté passe aussi par la possibilité de faire valoir son identité et donc ses particularismes, en matière religieuses, sexuelles ou autres. C’est pour cela, que la ville de New-York, a adopté une législation similaire au début de l’année.

Concrètement, la sénatrice démocrate de Los Angeles Holly Mitchell, qui a rédigé la loi, explique “elle protège le droit des Californiens noirs à porter leurs cheveux naturels, sans pression pour se conformer à des normes euro-centrées. C’est pour cela, que selon le texte, les cheveux ne pourront plus désormais être invoqués pour refuser un emploi, un logement ou autre. Attention, cela ne veut pas dire que les employeurs ne pourront pas faire appliquer certains règlements liés à la sécurité ou à l’hygiène, notamment en restauration ou sur les chantiers. Cependant, il faut que la mesure ne soit pas discriminatoire et qu’elle s’applique à tout le monde.

Si cette attitude n’est peut-être pas la panacée en la matière, cependant, il convient de regarder les effets pour alimenter le débat.

Crédit photo : Emilie-secret-story-6-candidat-fille-TTC-cheveux-roses-TF1-maison-telerealité