La création de Bitcoin consomme beaucoup d’énergie

La côte du Bitcoin semble reprendre du poil de la bête après une période plutôt négative concernant sa valeur. Cette période, a coïncidé avec la dégradation de son image. Le Bitcoin, est notamment apparu comme une monnaie, pas forcément très sûre. De plus, des soucis concernant notamment sa fiabilité dans le temps, sa sécurité dans les échanges ont vu le jour. Dernièrement, il est surtout question de l’énergie qu’utilise l’ensemble des appareils nécessaires à son fonctionnement.

Le Bitcoin, paye pour ainsi dire les conséquences de son succès. Il est facile de comprendre, que pour effectuer l’ensemble des calculs nécessaires à la cotation de la monnaie, il faut des ordinateurs énormes pour réussir une masse de calcul impressionnante.

Cependant, des chercheurs ont voulu savoir plus précisément ce qu’il en était, car cette monnaie virtuelle ne semble pas à première vue avoir d’impact énergétique. Cela intensifie l’aspect propre et sans conséquence de l’utilisation de cette monnaie.

C’est là, que le nouvel outil mis en ligne par l’Université britannique de Cambridge, intervient. Il est capable d’évaluer la consommation électrique nécessaire pour miner du Bitcoin. Rappelons schématiquement, que le minage consiste à assembler des transactions en “blocs”. Pour cela, il faut ajouter un en-tête indiquant notamment la taille du bloc, le nombre de transactions enregistrées, la date et l’heure, une somme de contrôle pour interdire toute modification du bloc et le rendre unique.

Cette opération utilise environ sept gigawatts d’électricité, soit 0,21 % de la production mondiale. Pour être plus facile à comprendre, cela correspond à la consommation intégrale de l’équivalent de près de 8 centrales nucléaires. C’est aussi au cours d’une année, l’équivalent de la même consommation d’énergie qu’un pays comme la Suisse.

Il ne s’agit que d’estimation, mais il est clair que plus le Bitcoin gagnera en popularité, plus il demandera de l’énergie. Il reste surtout à être clair, crypto ou pas, une monnaie reste une monnaie. Etant une activité humaine, elle ne peut pas être inodore et sans effet. Le Bitcoin n’échappe donc pas à la règle. De plus, elle a tendance à renforcer la dépendance à Internet.

Il reste surtout à déterminer sa réelle utilité sociale plus clairement, comme le fait remarquer Joseph Stiglitz, le prix Nobel.

Crédit photo : gulf exchanger