La privatisation de la Française des jeux inquiète les casinos

A vos jeux, faites vos jeux, rien ne va plus ! Pourrait-on dire du côté des casinos qui regardent d’un mauvais œil la future privatisation de La Française des jeux (FDJ). Les casinos ont peur que cette privatisation permette d’installer des machines à sous dans les points de vente.

La roue tourne et les dés sont jetés, l’Etat va vendre les deux tiers de ses parts de la Française des jeux (FDJ). Cette privatisation, devrait rapporter 1 milliard d’euros. Par contre ce que craignent les casinos, c’est de perdre à l’occasion un monopole, celui des machines à sous. Pourtant, le ministère de l’Economie dément avoir donné le feu vert pour équiper les points de vente FDJ de bandits manchots.

Bien sûr, en tête de gondole de cette montée d’adrénaline, on retrouve les groupes Barrière, Partouche, Joa et Tranchant, qui sont propriétaires de la plupart des 201 établissements français. La fin de ce monopole, mettrait en péril leurs établissements. Ils accusent la FDJ de vouloir installer leurs propres machines à sous. Une sorte d’ersatz pour contourner la loi.

Selon les casinos, tout cela se fait avec la complicité de Bercy. Il est vrai, que cela pourrait permettre une privatisation plus facile et plus rentable. Ce serait, une vraie menace pour les casinos, car les “bandits manchots” génèrent 90 % de leurs recettes.

Romain Tranchant, explique “nos casinos comptent 23 000 machines, rappelle Romain Tranchant. En face, la FDJ, qui veut passer de 23 000 à 45 000 points de vente, va se retrouver avec 225 000 machines à sous installés dans les débits de tabac, mais aussi les stations-service ou les supérettes“.

Pour être certain de rafler la mise, Bercy aurait donc autorisé la FDJ à déployer ses propres machines à sous. L’angoisse monte à l’Association des maires de France. Il est vrai, que les casinos font vivre 60 000 salariés dans 201 communes et alimentent leur budget à hauteur de près de 450 millions d’euros par an. Bercy jure que la FDJ ne fera jamais de machines à sous en dur. Pourtant, un député LREM, fait remarquer “mais qu’en est-il des jeux en ligne accessibles via des terminaux bancaires ? Quand j’en parle, je me heurte à un mur”.

Du côté de Bercy, pas de quoi s’alerter, la loi reste la même. L’offre des jeux sous droits exclusifs de la FDJ, comme celle des casinos, font l’objet d’une définition juridique précise. En clair, il sera interdit à la FDJ de piétiner les plates-bandes des casinos.

Crédit photo : carl raw