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Elles sont groupies d’un tueur en série

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A la base, “être fan” peut comporter certains risques évidents, si comme toute passion trop forte, elle devient difficilement contrôlable. Certaines femmes, compliquent singulièrement la chose en étant fan de tueurs en série. Ce n’est pas une blague et sur Twitter, les “killers groupies”, se sont organisées en véritable “fanbase”. Elles partagent des gifts, des photos ou des vidéos de leur criminel préféré.

Il ne s’agit pas de personnes qui connaissent le tueur avant qu’il ne passe à l’acte, mais bien de femmes qui se passionnent pour ne pas dire plus, pour un tueur au point d’en devenir fan. Il n’y a aucune recherche historique ou une démarche scientifique dans cette approche.

Il faut se tourner vers une sorte d’empathie assez glauque. Toutes ces femmes savent ce que ses tueurs ont commis, mais elles se concentrent sur leurs vies et se délectent des méandres de leurs parcours souvent compliqués. Isabelle Horlans, une journaliste spécialisée dans le traitement des faits divers évoque, “une empathie un peu mal placée” pour expliquer le phénomène.

Isabelle Hornans, a enquêté sur ce phénomène, elle a pu noter dans certains cas, la volonté pour certaines de dissocier le criminel de ses atrocités. Elle prend l’exemple dans son livre de Selene, 18 ans et apprentie tatoueuse américaine qui dit,”je ne pense pas souvent à ses crimes“. Selene confie aussi, “j’aurais aimé qu’il ne commette jamais ces crimes“.

“Il y a quand même une conscience du bien et du mal”, note Isabelle Horlans. “Elles sont conscientes qu’elles sont déviantes. C’est assez effrayant” poursuit-elle.

Thérapie de groupe

Nous arrivons à un paradoxe qui se retrouve pour d’autres groupes sur les réseaux sociaux. Un sujet, qui génère une spécificité, du style “je suis différente des autres”, ce qui fait sortir de la masse, mais qui amène avec elle une exclusion, et une marginalisation. A cela un remède, les groupies étalent leurs obsessions sur les réseaux sociaux, pour développer un aspect communautaire rassurant. Pour ces killers groupies du net, pas facile de parler de leurs obsessions en dehors de la toile. La plupart confessent, qu’elles évoquent que très peu le sujet.

Crédit photo : revolver prison

 

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La Rédaction

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