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Les Archives des Vosges veulent garder la mémoire de la crise du Covid-19

L’histoire appartient à celui qui se souvient et à celui, qui la raconte. C’est bien connu, des différences apparaissent entre ce qui s’est passé réellement et la perception qui en est faite. A cette perception brute, il faut rajouter que les faits indéniables sont souvent expliqués par une multitude de petits à-côtés, qui permettent d’échafauder des explications. Elles permettent surtout d’affiner le pourquoi des choses. Au-delà des grandes cérémonies mémorielles, il est bon de s’atteler, comme le font les Archives des Vosges, à la collecte des traces de nos quotidiens confinés à l’usage des futurs historiens.

Peut-être, a-t-on vu au cours de cette crise, ce qui fera hélas partie du quotidien de nos enfants et petits-enfants. De leur côté, les optimistes considéreront, que cet épisode va servir de base à une réflexion. Celle-ci, permettra de mieux se protéger, voire à en éviter une autre. Dans tous les cas, il sera bon de se rappeler le plus fidèlement possible de tout ce qui s’est passé, et d’en garder des traces. Il ne faut pas oublier, que la mémoire n’est jamais neutre et innocente. De son côté, l’histoire est le fruit d’une construction. A ce titre, c’est l’occasion de se souvenir du quotidien de ceux qui passent souvent inaperçus. Il pourrait pour une fois, devenir le terreau d’une vraie histoire sociale de la période.

Vers une collecte de documents du quotidien

Le centre vosgien d’Epinal engrange donc, de nombreux documents. Il s’agit de recueillir ce qui peut sociologiquement refléter les tendances de cette dure période. Cela va des classiques photos, lettres, poèmes, journaux et autres écrits. Il faut aussi compiler les posts Facebook, les captures d’écrans Instagram, et même des dessins d’enfants. A cela, se rajoute des photos, des enregistrements sonores ou des blogs. Tout ce qui traduit des moments de vie durant l’épidémie. Le projet porte un “hashtag”, mais ne se limite pas aux réseaux sociaux. Par contre, il confirme la place prise par le numérique dans la collecte d’archives.

Une démarche lancée dans de nombreux départements

La démarche du centre d’Épinal, n’est pas isolée. D’autres collectes font la même chose dans toute la France. Le portail national des Archives recense les différentes initiatives. Par exemple, de nombreux départements, comme le Gard, l’Yonne, la Creuse, et l’Aube, lancent des collectes. C’est aussi le cas de villes, comme Antibes, Aubervilliers, Dijon, Nantes ou Saint-Etienne. Le mot d’ordre est “participez à l’écriture de notre histoire. Partagez votre quotidien avec nous, il deviendra la mémoire de demain”.

Crédit photo : Catarina Carvalho

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La Rédaction

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