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Face au Covid : l’Europe affiche des “singularités communes”

Le reconfinement est à l’ordre du jour dans toute l’Europe. De nombreux pays voisins envisagent différentes solutions, pour éviter la situation catastrophique de ces derniers mois. Ils surveillent l’évolution de certains foyers de contamination. Pro-européens ou pas, il faut bien prendre en considération ce qui se passe autour de nous.

Globalement, la situation s’améliore, et l’Europe est toujours en train de se déconfiner. Cependant, le vieux continent s’inquiète tout de même de l’évolution de la maladie dans le monde. Comme une résurgence de cas de Covid-19, n’est pas à écarter, certains pays instaurent même de nouvelles restrictions.

La Belgique paye un lourd tribut

Nos voisins belges, restent les Européens les plus frappés par le coronavirus en terme de nombre de morts, par rapport à sa population. C’est pour cela, qu’il est toujours le pays le plus prudent en matière d’ouverture des frontières. S’il est de nouveau possible d’aller à la piscine, au théâtre ou au cinéma, la Belgique a décidé de garder ses frontières fermées à 15 pays considérés pourtant comme sûrs par l’UE.

A l’opposé, l’Allemagne fait partie des pays les moins touchés en Europe par l’épidémie de coronavirus. Cependant, le gouvernement maintient la surveillance. Il applique le confinement local dans plusieurs zones du pays. Fin juin, plus de 1 500 personnes ont été testées positives après l’apparition d’un cluster dans un abattoir.

Le “Royaume pas très uni” face à la maladie

Entre ces 2 exemples, tous les scénarios sont explorés suivant les spécificités du pays. Le Royaume-Uni, affiche une belle disparité régionale. C’est le pays d’Europe le plus touché par l’épidémie, avec plus de 44 000 morts, et pourtant le gouvernement continu d’afficher une attitude laxiste, même si le reconfinement a été décidé pour la ville de Leicester. C’est pour cela, que de leur côté, le pays de Galles et l’Ecosse ont décidé d’adopter leur propre calendrier de déconfinement en ne rouvrant leurs pubs que partiellement.

Les inquiétudes de l’Italie et l’Espagne

L’Italie et l’Espagne, ont déjà largement payé, et leurs gouvernements sont aux aguets. Face à de nouveaux foyers d’épidémie, tous les citoyens italiens “proches de quelqu’un qui est positif” sont placés en quatorzaine obligatoire. Il en est de même, pour chaque Italien revenant d’un pays étranger non-européen. En Espagne, il a fallu attendre que deux semaines après la levée du confinement national, pour que certains foyers de contamination se développent dangereusement. En Galice, 70 000 personnes de la région sont d’ailleurs soumises à des mesures d’isolement. C’est la même chose concernant un reconfinement dans la zone del Segria, regroupant près de 200 000 personnes.

Sortons de la zone euro, avec la Suisse qui reste pourtant bien ancrée au centre de l’Europe. Suite à une légère augmentation des cas, les autorités fédérales ont également décidé de nouvelles mesures. Parmi elles, l’obligation du port du masque dans les transports publics depuis le 6 juillet.

Toutes ces mesures variables et ces attitudes différentes, doivent nous rappeler l’évidence. Au-delà des décisions prises par les gouvernants, elles ne seront jamais plus efficaces qu’un minimum de précautions prises à titre individuel.

Crédit photo : fusion medical animation

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La Rédaction

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