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Être mascotte : plus qu’une passion…un métier qui peut rapporter

En Europe, il faut bien avouer, que la vue de ces mascottes sur les stades américains nous fait souvent sourire. Difficile en effet de comprendre l’importance de ce qui est censé identifier le club. Cependant, il ne faut pas s’y tromper, être mascotte sportive est un métier à part entière et surtout cela peut rapporter gros. Les personnes à l’intérieur des costumes en peluche et à fourrure, sont les symboles des équipes sportives nord-américaines. Elles touchent des salaires, que beaucoup d’entre nous envieraient.

Tout d’abord, regardons de plus près en quoi, cela consiste précisément. Laissons de côté, les clichés qui réduisent encore la mascotte au rôle d’amuseur d’enfants. Un rôle, que l’on imagine tenu par des étudiants en quête d’argent pour leurs études. Dans un monde où l’image est primordiale, pas question de laisser cet aspect à des amateurs. le Basketball a travers la NBA, est certainement le lieu où la présence des mascottes est la plus importante.

Une activité de plus en plus complexe

Ce n’est pas vraiment nouveau, mais au cours des dernières décennies, le mouvement s’est intensifié. La présence de ces créatures, est intentionnellement difficile à manquer. Elles font partie de la présentation du jeu et de l’expérience contemporaine des fans. Toutes les équipes, sauf quatre, comportent une mascotte.

Évidemment, pour tenir le rôle de mascotte, il faut avoir une formation sportive et une bonne forme physique, mais pas seulement. Les mascottes actuelles, s’apparentent plus aux artistes, allant du danseur à l’acteur. Elles doivent savoir faire rire, danser et à travers cela, incarner l’esprit de l’équipe et de la ville qu’elles représentent. Parmi les plus célèbres mascottes de la NBA actuelle, nombreuses sont celles qui ont des entraîneurs et des diététiciens. Ils veillent à les maintenir en forme pour le terrain, et même en dehors. Les demandes de performances ont entraîné de nombreux accidents physiques. On ne compte plus les déchirures et les fractures. Certaines blessures, ont finalement forcé les artistes à prendre une retraite anticipée.

De plus en plus variées

Les tâches demandées aux mascottes, sont de plus en plus nombreuses et variées. Elles demandent une véritable adaptabilité, doublée d’une endurance à toute épreuve. Il faut par exemple, gérer les changements de tenues, se tenir prêt pour les sketchs préparés afin de divertir le public entre les matchs. De plus, la présence de la mascotte ne se limite pas aux matchs. Les équipes  jouent  41 matchs à domicile en saison régulière par an, par contre les mascottes enregistrent des centaines d’événements supplémentaires. Cela va des fêtes internes, visites à l’hôpital, à des collectes de fonds, en passant par des mariages et funérailles.

Et de plus en plus rémunératrice

Au bout du compte, l’image de ces personnes rapporte énormément d’argent. Gritty, la mascotte des Flyers de Philadelphie, a eu une telle notoriété en 2019, que la publicité en ligne de la créature orange, a été évaluée à 151 millions d’euros.

Les salaires peuvent atteindre 43 000 euros dans le hockey, le baseball et le football. Cependant, le best de la profession reste la présence en NBA. Non seulement les salaires y sont élevés, mais la ligue nationale de basketball prend cette fonction très au sérieux, en proposant notamment des stages d’entraînement. Environ un tiers des plus performantes et célèbres d’entre elles, touchent un salaire annuel à six chiffres.

Crédit photo : leqi wang

 

 

 

 

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La Rédaction

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