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Juan Carlos d’Espagne : comment rater son exil

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A 82 ans, on aurait pu imaginer du repos et de la tranquillité pour Juan Carlos. Hélas, le souverain espagnol va certainement finir ses jours dans la pire des disgrâces. Celui, qui a dû laisser son trône à son fils Felipe VI, va tout de même continuer à ternir l’image globale de la maison royale. En effet, l’ex-souverain n’a pas trouvé mieux pour son exil, que de se réfugier dans le pays directement lié au scandale de corruption dont il est soupçonné.

Juan Carlos, poursuit une déchéance qui l’a vu passer de souverain apprécié, à celui de monarque corrompu. Il a perdu l’image liée à sa participation dans la transition de son pays vers la démocratie, après les sombres heures du franquisme. Les nuages se sont amoncelés durant les dernières années. La goutte, qui fit déborder le vase s’appelle Corinna Larsen. En effet, c’est avec elle que le roi fut aperçu durant un coûteux safari au Botswana, alors que l’Espagne était en pleine récession économique. Or, cet épisode avait tout pour le discréditer. Un safari en compagnie d’une maîtresse avec à la clé une photo de chasse devant la dépouille d’un éléphant, du plus mauvais-goût. Ensuite, les différentes déclarations fracassantes de cette maîtresse encombrante, vont largement noircir l’image du monarque.

Les affaires de corruption s’accumulent

A cela, il faut rajouter les soupçons persistants autour d’une fortune cachée, et qui fait l’objet d’enquêtes en Suisse et en Espagne. L’une d’entre elles, comprend un virement occulte en 2008 de 100 millions de dollars venant de l’Arabie saoudite. La tension est à son comble avec la révélation d’un énième scandale de corruption, qui cette fois gravite autour de son gendre Iñaki Urdangarin. C’en est trop, et le

Loin de s’arrêter là, notre royal retraité continu dans le bon goût. Dernièrement, face aux avancées de la justice le concernant, il ne trouve rien de mieux, que de se réfugier chez ses amis saoudiens. En effet, il fut un ami proche du défunt roi Fahd d’Arabie saoudite, ainsi que de son frère le roi Salmane. Cela ne va pas calmer les procureurs de la Cour suprême espagnole. Ces derniers cherchent à savoir, si en 2011 Juan Carlos n’aurait pas touché des commissions pour intervenir dans la construction d’un train à grande vitesse en Arabie saoudite.

Des amitiés douteuses

La proximité de l’ex-roi avec l’État saoudien, ne date donc pas d’aujourd’hui. D’ailleurs, en 2018, il avait suscité la polémique en se laissant photographier avec le prince héritier Mohammed ben Salmane. La photo a été prise quelques semaines après l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, qui aurait été commandité par le prince.

Pas vraiment un cadeau pour son fils Felipe VI, qui a donné son aval au départ de son père. Une destination moins tapageuse, aurait permis un peu plus de discrétion sur des affaires qui ne redorent pas l’image de la monarchie en général. Cette mise à l’écart, passe déjà aux yeux de nombreux Espagnols, comme un passe-droit afin d’échapper à la justice. Quant à la destination, cela devient de la provocation.

Crédit photo : Juan Carlos abdication

 

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La Rédaction

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