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Le Brésil victime de la “corruptionavirus”

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La lutte contre le Covid-19, n’est pas chose facile, difficile de discerner un pays faisant un sans-faute dans cette lutte implacable. Cependant, certaines nations doivent aussi faire avec des lacunes plus anciennes et endémiques. La pandémie joue le rôle de révélateur des travers dans le fonctionnement des différents gouvernements. De son côté, le Brésil fait partie des pays, qui souffre le plus de la corruption.

Le Brésil est devenu un des pays les plus touchés au monde par la pandémie. Les causes de cette situation, peuvent être trouvées dans la gestion disons approximative, du gouvernement de Jair Bolsonaro. Celui-ci, continu à minimiser volontairement les conséquences de la situation, pour maintenir l’économie vacillante du pays. Cependant, il pourrait aussi se pencher sur la corruption qui gangrène le pays à tous les étages.

Des hôpitaux et du personnel fantôme

On peut prendre comme exemple tragique de ce fléau, un hôpital sous tente qui aurait dû se monter à Duque de Caxias, dans la banlieue de Rio. L’argent a été débloqué et du personnel embauché, mais il n’a jamais ouvert. Plus grave, le personnel dont des infirmières n’ont évidemment jamais été payées, mais les salaires et les indemnités de licenciement figurent bien sûr les dossiers de sécurité sociale de tout le personnel. Cela veut dire, que l’argent a été versé, mais qu’il est parti “ailleurs”. Il s’est volatilisé dans les méandres de la corruption à grande échelle qui sévit dans le pays.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres, et au milieu du marasme ambiant, certains requins surnagent parfaitement. Ce n’est pas vraiment nouveau au Brésil, qui a une longue histoire de scandales de dessous-de-table et de pots-de-vin. En fait, loin de calmer les choses, l’épidémie semble plutôt avoir décuplé les envies de certains. La cupidité, semble avoir atteint des sommets depuis le début de l’épidémie dans le pays.

Une lutte contre la corruption à géométrie variable

Au total, 11 États sur les 27 que compte ce pays fédéral, sont touchés par des affaires de ce type. On ne compte plus les histoires d’hôpitaux qui n’ont en fait jamais ouverts, ou du matériel acheté à des prix outrageusement gonflé. Il faut dire, que le Parlement a adopté une loi autorisant la possibilité d’effectuer des achats d’urgence sans appels d’offres, ni les formalités administratives habituelles. Le résultat est éloquent selon la Cour fédérale des comptes (TCU). Celle-ci révèle, que sur les 44 milliards d’euros de dépenses fédérales pour la pandémie, moins de 8 % sont allés directement à la lutte contre la maladie.

Le fin du fin de tout cela, pourrait se dérouler dans les enquêtes éventuelles concernant cette corruption généralisée. Celles-ci risquent d’être utilisées à des fins politiques. Le politologue Geraldo Monteiro, de l’université de l’État de Rio explique, “certaines accusations de corruption sont utilisées de manière ciblée par le président Bolsonaro et ses partisans contre ses ennemis politiques, en particulier le gouverneur de Sao Paulo, Joao Doria, et le gouverneur de Rio, Wilson Witzel, des candidats potentiels à la présidence en 2022”.

Crédit photo : drapeau Brésil facebook

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La Rédaction

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