L'Echo

Coronavirus : le tourisme mondial en prend un sacré coup

Le coronavirus, a largement impacté nos déplacements. Les quarantaines plus ou moins strictes se sont installées dans les pays. Chacun gère les déplacements, afin de limiter les effets de la pandémie. Le tourisme, est de fait, un des secteurs les plus touchés économiquement. La situation qui tend à se maintenir, a fait chuter les recettes internationales de près de 50 %. A travers ce marasme global, la France s’en sort relativement bien.

Au fur et à mesure, les constats dans le domaine sont terribles. L’Organisation mondiale du tourisme (OMT), a fait état d’une perte de 460 milliards de dollars pour le secteur. Cela correspond suivant l’organisme, à une baisse de 98 % du nombre de touristes internationaux en mai, en raison de la fermeture quasi-complète des marchés. Bien sûr, ces chiffres évoquent les pires moments de la pandémie. Cependant, le retour à la normale semble de plus en plus complexe, car le redémarrage est particulièrement timide.

Si le pire est derrière nous, le meilleur semble encore loin

Il est encore trop tôt pour dire que le pire est derrière nous, et c’est pour cela, que l’on retrouve encore de nombreux freins pour un large redéploiement. Il existe encore des restrictions de voyage, et les fermetures de frontières sont toujours présentes. A cela, il faut rajouter pour les voyageurs, les risques de nouveaux blocages, des couvre-feux ou des quarantaines. Les choses se détendent un peu plus dans l’hémisphère Nord, et en particulier à la suite de l’ouverture des frontières au-delà de l’espace Schengen de l’Union européenne le 1er juillet.

Par contre, de nombreuses grandes destinations classiques du tourisme restent fermées. On pense par exemple, à la Thaïlande. Le pays a adopté une attitude ferme vis-à-vis de l’entrée d’éventuels “touristes”. Cela n’est pas sans conséquence, pour l’économie du pays. Jongler entre la santé physique et la santé économique, c’est bien là, le dilemme qui s’impose à tous les gouvernements.

La France s’en sort un peu mieux que d’autres pays

Au milieu de tout cela, un pays comme la France, qui reste une grosse destination touristique mondiale, ne s’en sort pas si mal. Evidemment, la chute de son indice de confiance reste à des niveaux record. Idem pour les recettes touristiques globales, qui dégringolent. Cependant, la perte est estimée à environ -30 % et -35 % et cela veut dire, que la saison touristique estivale 2020, a été moins catastrophique que pouvaient faire craindre les pires prévisions.

Ces chiffres résultent dans le fait, que les Français sont massivement restés en France pour leurs vacances. Cela constitue un vrai potentiel, contrairement à d’autres pays, comme l’Espagne ou l’Italie plus tributaire du commerce étranger. De plus, les chiffres montrent que les recettes touristiques internationales ont chuté de 41 % en France en juillet, alors qu’au même moment l’Espagne, accusée -75 % et l’Italie -66 %. On atteint même des taux d’occupation corrects au cours des deux premières semaines d’août dans les hébergements collectifs marchands. Parmi les plus touchés régionalement, on retrouve la Corse, l’Outre-mer et les grandes villes. Economiquement, deux secteurs s’avèrent particulièrement fragilisés, l’évènementiel et les opérateurs de voyages et de séjours (OVS).

Crédit photo : Stephane Bernard

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La Rédaction

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