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Coronavirus : il faut sauver le “papa Noël”

Savoir que les choses ne vont pas vraiment mieux ailleurs, ne changent rien à nos soucis. Cependant, cela permet d’affronter la situation avec plus de recul. Actuellement, tous les gouvernements européens planchent avec plus ou moins de réussite sur la manière de limiter la propagation du virus. Il ne s’agit plus maintenant d’envisager exclusivement le long terme. De manière plus pragmatique, il faut déjà passer la période de Noël, le moins mal possible. Cette période est importante sur plusieurs plans, cela va du moral de la population, aux retombées économiques. 

A tous ceux qui pensent, que cela arrive qu’à eux ou à nous, voici un petit tour européen des mesures qui sont prises avant les fêtes de Noël. A noter, que la France fait un peu figure d’exception sur un point, son centralisme. Dans beaucoup d’autres pays, les régions ont une plus large autonomie que chez nous.

Pas de pays épargnés et pas de gouvernements encensés pour sa gestion

Prenons nos voisins immédiats, à commencer par l’Espagne. Le pays fait partie des plus touchés. Il a imposé il y a quelques mois, un des plus contraignants couvre-feu de notre continent. Il vient de mettre en place un nouvel état d’urgence. Ces mesures sont complétées par des restrictions locales plus strictes, c’est le cas pour les régions d’Aragon et de Catalogne.

Même son de cloche en Italie, où le gouvernement renforce les mesures de protection. Le Premier ministre italien Giuseppe Conte, ne s’est pas fait que des amis en annonçant la fermeture des restaurants et des bars à partir de 18 heures. La mesure s’applique aussi à tous les théâtres, cinémas et salles de sport. La région de la Lombardie a imposé un couvre-feu de 23 heures à 5 heures du matin. La région de Campanie, est également concernée.

Rien n’est vraiment épargné, et même les marchés de Noël, sont d’ores et déjà annulés et pas qu’en France. En Allemagne, l’impressionnant et institutionnel marché de Noël, mondialement connu de Nuremberg, a été annulé cette année. Cet évènement draine chaque année quelque deux millions de visiteurs. Il en est de même, pour les écoles, les restaurants et les autres établissements du district de Berchtesgaden. Les résidents ne peuvent pas quitter leur domicile, que pour de bonnes raisons. Angela Merkel et les dirigeants des 16 Länder d’Allemagne, pourraient imposer un “confinement léger” consistant essentiellement à fermer les bars et les restaurants, et à interdire les événements publics.

Le Royaume-Uni très durement touché

Le Royaume-Uni, est devenu le pays le plus endeuillé en Europe par la pandémie, avec presque 44 000 morts. Il a donc choisi lui aussi de réagir, ce qui ne manque pas de générer des tensions entre Londres et les collectivités locales. Pour l’Angleterre, le gouvernement conservateur a instauré un système d’alerte à trois niveaux, “moyen”, “élevé” et “très élevé”. Cela a entraîné par exemple, une semaine de conflit avec le maire de Manchester, dans une région avec une forte population défavorisée et qui se sent souvent délaissée, voire méprisée par Londres. Enfin, que dire du Pays de Galles où les restrictions ont également provoqué colère et confusion. En plein confinement, les magasins ouverts doivent limiter les achats aux strictes produits “essentiels”.

Nos amis belges doivent faire avec la multiplication par 3 des contaminations en cinq semaines. Les vacances scolaires de la Toussaint, ont été prolongées et les écoles contraintes de s’adapter à la forte progression du virus pour ne pas risquer d’aggraver une situation déjà “dramatique” dans les structures de soins.

La gestion de la crise suédoise, elle aussi sur la sellette

Si l’on élargit notre vision, il faut noter qu’en Norvège, de nouvelles restrictions vont entrer en vigueur. A Oslo, le port obligatoire du masque de protection est notamment étendu. Les bars de la capitale, ne pourront en outre plus accepter de nouveaux clients après 22 h. Plus globalement, le modèle suédois misant sur l’immunité collective, a pris du plomb dans l’aile. Il s’agit de faire circuler librement le virus pour atteindre les 60 à 70 % d’immunité protectrice pour la population. Si l’on compare les résultats avec les autres pays scandinaves, les espoirs sont déçus et le pays revient à des mesures plus classiques, mais moins drôles.

Pour terminer, notons que l’Union européenne veut donner l’exemple et a décidé pour sa part de réduire les réunions physiques de responsables et d’experts, au profit des visioconférences, en raison de l’augmentation du nombre des contaminations à Bruxelles.

Il est peut-être encore temps de rassurer le père noël pour qu’ils passent encore cette année, avec un masque bien sur !

Crédit photo : Mufid Majnun

 

 

 

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La Rédaction

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